Revue de presse
(Le Parisien, 9 nov. 24)
(Le Parisien, 9 nov. 24). « Gabriel doit vivre tous les jours en ayant peur que sa maman meure à son travail. Et moi, je dois vivre en devant répondre tous les jours à cette question : Est-ce que tu vas mourir aujourd’hui ? C’est tellement injuste. »
[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]
« L’ex-compagne du professeur s’est exprimée pour la première fois depuis l’attentat du 16 octobre 2020, ce vendredi devant la Cour d’assises spéciale de Paris. Une déposition forte et digne, vouée tout entière à leur enfant.
Par Pascale Égré
Elle ne veut pas parler du deuil de celui qu’elle a aimé, par « pudeur personnelle » et en raison du « tournant qu’a pris (son) existence depuis l’attentat ». Compagne de Samuel Paty durant onze ans, séparée de lui un an avant sa mort, Jeanne s’avance ce vendredi 8 novembre à la barre de la Cour d’assises spéciale de Paris pour évoquer leur fils, Gabriel, et son rôle à ses côtés. « Je me présente ici en tant que maman qui élève seule son enfant sur un fil, débute-t-elle. Un fil qui mène à la vie mais bien souvent ébranlé. Tout aurait pu nous faire tomber mais nous sommes là, debout devant vous, quatre ans après. »
Son petit garçon écoute, assis au premier rang de la salle d’audience, entouré de la famille du professeur assassiné. Il avait 5 ans à l’époque des faits, 9 et demi aujourd’hui. Il a voulu venir. « Il m’a si souvent demandé ce qui s’était passé ce jour-là. » Alors Jeanne, qui s’exprime pour la première fois publiquement depuis le drame, commence par là. Son arrivée en bus en rentrant de son travail à Éragny (Val-d’Oise), commune limitrophe de Conflans-Sainte-Honorine, où Samuel Paty vient d’être assassiné et décapité, et le terroriste abattu. « Dès la descente, je me suis retrouvée entourée de voitures de police et d’agents paniqués. Le quartier n’était pas encore bouclé. » […] »
Voir aussi dans la Revue de presse le dossier Procès de l’assassinat de Samuel Paty dans 2010. Assassinat de l'enseignant Samuel Paty (16 oct. 20) dans la rubrique 609. Terrorisme islamiste (note de la rédaction CLR).




