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Le texte fondateur de notre engagement

Déclaration de principes

La liberté de conscience

La Déclaration place la liberté de pensée au fondement des libertés.

Elle défend le droit au libre examen et au libre choix et affirme la nécessité de permettre à chacun d’accéder aux connaissances indispensables à son émancipation et à l’exercice de ses responsabilités.

Une République de citoyens

La République reconnaît des citoyens libres et égaux en droits, indépendamment de leurs origines et de leurs convictions.

La Déclaration défend ainsi l’unicité de la loi républicaine et refuse que les droits des individus puissent dépendre des règles particulières d’une communauté d’appartenance.

Des institutions laïques

La laïcité implique des institutions et des lois indépendantes de toute tutelle religieuse ou dogmatique.

La Déclaration réaffirme à ce titre l’importance de la loi du 9 décembre 1905 instituant la séparation des Églises et de l’État.

L’émancipation par le savoir

Une place essentielle est accordée à l’École publique.

L’école doit permettre l’acquisition des savoirs, l’apprentissage de la raison, le développement du doute et de l’esprit critique.

Elle contribue ainsi à l’émancipation de l’enfant et à sa formation comme citoyen libre et responsable.

Une ambition universelle

La Déclaration inscrit enfin la laïcité dans une conception humaniste fondée sur la liberté, l’égalité, la fraternité, la dignité de la personne et la solidarité.

Elle affirme la vocation universelle de ces principes et leur importance pour l’avenir.

Adoptée le 1er décembre 1996, la Déclaration de principes du Comité Laïcité République expose les fondements de son engagement laïque et républicain.

Elle affirme la laïcité comme une composante essentielle de la République, garante de la liberté de conscience, de l’égalité des droits et de la paix civile.

Déclaration de principes du Comité Laïcité République

1er décembre 1996

Le texte intégral de la Déclaration est ensuite organisé autour des parties suivantes :

Introcuction

La laïcité y est présentée comme la « clef de voûte » de l’édifice républicain, fondement des libertés individuelles et de l’égalité des droits, et comme une condition de la paix civile et de l’unité nationale.

Le texte évoque ensuite différentes menaces identifiées au moment de sa rédaction : racisme et antisémitisme, cléricalismes et intégrismes religieux, contestations de l’égalité hommes et femmes, attaques contre les libertés de création et de recherche, remises en cause de la laïcité scolaire et pressions en faveur d’une révision des principes de la loi de 1905.

Il appelle les citoyennes et citoyens à la vigilance et rappelle que les libertés et la laïcité ne peuvent jamais être considérées comme définitivement acquises.

La laïcité : matrice des libertés

Cette partie définit la liberté de conscience, le libre examen et le libre choix comme des principes fondamentaux.

La laïcité y est présentée comme une éthique fondée sur la dignité humaine, la solidarité et la fraternité.

Elle suppose des institutions et des lois indépendantes de toute tutelle religieuse ou dogmatique, garantissant l’égalité des droits, la liberté et la responsabilité de chacun.

Une République de citoyens

Cette partie réaffirme le caractère universel des principes laïques.

Elle défend une République composée de citoyens libres et égaux en droits, indépendamment de leurs origines, de leur histoire et de leurs choix philosophiques, religieux ou politiques.

Elle refuse une organisation de la République comme addition de communautés particulières soumises à des lois spécifiques.

L’unicité de la loi est présentée comme la garantie des mêmes droits, responsabilités et libertés pour tous.

Des institutions démocratiques

La République laïque récuse toute religion officielle et toute orthodoxie d’État.

Le texte réaffirme le principe de séparation des Églises et de l’État établi par la loi de 1905 et considère cette séparation comme une garantie essentielle de la liberté de conscience.

Il rappelle également que la souveraineté appartient aux citoyens et à leurs représentants élus et que les missions d’intérêt général relèvent de la puissance publique.

Le service public égalitaire et laïque est présenté comme un instrument essentiel de l’État républicain.

Le texte aborde enfin la construction européenne et affirme qu’elle ne doit pas conduire à remettre en cause les fondements laïques de la République.

La laïcité, une réponse aux problèmes de société et de vie

Cette partie étend l’exigence de liberté et de responsabilité à l’ensemble des questions de société.

Elle aborde notamment :

  • l’égalité en droits et la libération des femmes ;
  • l’autodétermination individuelle ;
  • la vie sexuelle ;
  • le divorce ;
  • la contraception ;
  • l’avortement ;
  • le droit de vivre et de mourir dans la dignité ;
  • la liberté de création ;
  • le travail ;
  • la paix et la solidarité entre les peuples.

Le rôle des médias dans la démocratie est également abordé, avec une défense du pluralisme de l’information, de la diversité des programmes et de la liberté d’expression et de création.

Le texte traite par ailleurs du progrès scientifique, de la liberté de la recherche et de la responsabilité des chercheurs et des pouvoirs publics.

Il aborde enfin la question sociale et l’égalité d’accès au savoir, à la formation, à la responsabilité et aux systèmes de solidarité.

Droits de l’enfant : l’école de la République

Cette partie place l’émancipation de l’enfant au cœur du projet laïque.

L’École publique doit accueillir et instruire ensemble les enfants de toutes origines sociales, ethniques ou confessionnelles.

Elle doit respecter les consciences, ne transmettre aucune croyance et permettre l’acquisition méthodique des savoirs, l’apprentissage de la raison, du doute et de l’esprit critique.

L’École laïque est présentée comme le creuset de la fraternité, un fondement de l’unité nationale et un instrument majeur d’émancipation.

L’école publique, gratuite et laïque est ainsi qualifiée de pierre angulaire de la République.

Une espérance pour le XXIe siècle

La dernière partie présente la laïcité non comme un héritage tourné vers le passé, mais comme un projet orienté vers l’avenir.

L’humanisme laïque y est présenté comme porteur de l’émancipation de tous et de la vocation universelle des valeurs de Liberté, d’Égalité et de Fraternité.