Le CLR signale
(L’Express, 26 sep. 18). « Notre modèle, incompris partout ailleurs, où l’on mettait un point d’honneur à vivre dans les mêmes immeubles, fréquenter le même bistrot, la même école, voire le même lit – quel meilleur indicateur que le taux de mariages mixtes, dont l’insolente performance française a permis pendant des années d’en faire voir au multiculturalisme anglo-saxon ? – notre modèle, disions-nous, s’est anémié. »
« […] C’est peu dire que quelque chose a mal tourné dans cette affaire de vivre-ensemble. Quelque chose du projet si propre à la France, celui du « citoyen sans étiquette » – l’expression est de Régis Debray -, qui se mêle et se fond dans un quotidien collectif sans frontières culturelles ou religieuses, s’est abîmé. Notre modèle, incompris partout ailleurs, où l’on mettait un point d’honneur à vivre dans les mêmes immeubles, fréquenter le même bistrot, la même école, voire le même lit – quel meilleur indicateur que le taux de mariages mixtes, dont l’insolente performance française a permis pendant des années d’en faire voir au multiculturalisme anglo-saxon ? – notre modèle, disions-nous, s’est anémié, au point d’avoir complètement disparu dans certains endroits. […] »
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