Revue de presse
Jack Dion, directeur adjoint de la rédaction de "Marianne".
(J. Dion, Marianne, 15 déc. 17).
« […] Il ne suffit pas de tresser des lauriers aux autonomistes pour leur redonner une virginité. […]
Nul ne peut ignorer que les propositions des nationalistes sont à des années-lumière des idéaux républicains et encore plus de la version jacobine défendue par certains, notamment par le leader de la France insoumise [Jean-Luc Mélenchon]. […]
Le « pouvoir législatif et fiscal » prôné est contraire à l’indivisibilité de l’Etat. La « coofficialité de la langue corse et de la lanque française » serait une première dans une République qui n’a qu’une langue officielle. […]
L’amnistie des prisonniers « politiques » n’est pas plus recevable vu que nul n[e r]entre dans cette catégorie, et surtout pas les responsables d’attentats. […]
Surfant sur des difficultés économiques réelles, les indépendantistes défendent une préférence corse à l’emploi qui est la version insulaire de la « priorité nationale » chère à Marine Le Pen. Si cette approche ethnique était mise en œuvre dans l’Hexagone, il faudrait [« ] rapatrier [« ] nombre de Corses ayant les mêmes droits que les autres citoyens sur le territoire national, lequel comprend aussi leur île préférée. […] »
Lire "La face cagoulée du "dégagisme" à la Corse".
Lire aussi Les députés corses réclament « l’amnistie pour les prisonniers politiques [sic], une « coofficialité de la langue corse et du français » » (lefigaro.fr , 19 juin 17), « Est-il légal d’appliquer la préférence régionale ? » (lefigaro.fr , 2 juin 17), « Corse : une charte introduit une préférence régionale à l’emploi » (francetvinfo.fr , 30 mai 17), « Emploi local en Corse : le premier pas… vers le tribunal ? » (francebleu.fr , 25 mai 17) (note du CLR).

