Revue de presse
Mathieu Lainé.
(M. Lainé, Le Figaro, 23 juin 20). « À l’heure où l’on déboulonne des statues, la lecture du roman [« La Tache »] de Philip Roth fortifie contre un grand danger: se considérer comme un héros chargé d’épurer l’histoire et tenir l’avis contraire au sien pour haïssable, explique le chroniqueur. »
[Les articles de la revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]
« […] Roth dénonce «ceux qui réécrivent l’histoire pour la cashériser». Alors que, des deux côtés de l’Atlantique, des statues tombent, la valeur d’une telle prose saisit à chaque page. […]
Voilà un roman subtil qui aide à comprendre, à faire le tri, à se garder des raccourcis et des jugements au pilori. Tout comme Chien blanc,de Romain Gary, quand il nous parle des États-Unis: «Le signe distinctif par excellence de l’intellectuel américain, c’est la culpabilité. Se sentir personnellement coupable, c’est témoigner d’un haut standing moral et social, prouver que l’on fait partie de l’élite. Avoir “mauvaise conscience”, c’est démontrer que l’on a une bonne conscience en parfait état de marche et, pour commencer, une conscience tout court.» […] »
Lire "Mathieu Laine: «La Tache, de Philip Roth ou le piège de l’émotion reine»".

