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Finkielkraut sur Mai 68 : « Un peu de modestie s’impose, on s’est poussés du col » (L’esprit de l’escalier, RCJ, causeur.fr , 25 mars 18)

Revue de presse / vidéo

Alain Finkielkraut, de l’Académie française, philosophe et écrivain, coauteur de "En Terrain miné" avec Elisabeth de Fontenay (Stock).

(L’esprit de l’escalier, RCJ, causeur.fr , 25 mars 18). « Ce n’était pas une révolution, c’était une interruption. »

Les attentats de Carcassonne et Trèbes

« Il y a trop de suspects, trop d’individus dangereux et susceptibles de passer à l’acte pour ce que sont les capacités de contrôle et de répression d’un Etat démocratique. […]

Les Molenbeek se multiplient sur le territoire national. »

Mai 68

« J’étais un protagoniste obscur. […] Je n’en tire ni gloire ni honte. […]

Un peu de modestie s’impose, on s’est poussés du col. […] Nous nous sommes racontés des histoires. […]

Ce n’était pas une révolution, c’était une interruption. […] Le temps a été suspendu. […] J’en conserve un souvenir ému. […]

D’autres slogans me révulsent d’autant plus aujourd’hui qu’ils ont été suivis d’effets, et que ces effets sont dévastateurs : […] « L’éducateur doit être lui-même éduqué », […] « Ne dites plus « Monsieur le professeur », dites « Crève salope » », […]

De 68 date la confusion du maître qui enseigne avec celui qui opprime. […] 68 a contribué à bouleverser les rapports à l’école et à disqualifier l’idée même d’une dissymétrie des rôles. […]

La spontanéité n’est pas toujours cool et sympa, elle peut être brutale. […]

Une civilité nous revient par l’intermédiaire de son antonyme. […] »

Voir "Attaques terroristes dans l’Aude : l’analyse d’Alain Finkielkraut".


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