Revue de presse/vidéo
Anne Rosencher, directrice déléguée de la rédaction de "L'Express".
(A. Rosencher, RTL, 5 juil. 17). « Il y a quinze jours, la chanteuse pop mondialement célèbre Katy Perry a dû se fendre d’un mea culpa public, avec sanglots dans la voix, pour avoir osé arborer une natte africaine dans son dernier clip. »
« La journaliste s’attarde sur un sur un concept qui nous vient des États-Unis, et dont nous pourrions entendre beaucoup parler : l’appropriation culturelle. »
« Vous ne connaissez pas la notion d »appropriation culturelle’ ? C’est que vous ne lisez pas la presse féminine, où le terme est utilisé à longueur de pages comme s’il s’agissait d’un acquis du brevet des collèges », lance Anne Rosencher, qui rappelle que cette notion est un concept selon lequel les membres de la « culture dominante » ne doivent pas utiliser les codes d’une culture minoritaire, car cela constitue une oppression et spoliation. « Cas pratique : il y a quinze jours, la chanteuse pop mondialement célèbre Katy Perry a dû se fendre d’un mea culpa public, avec sanglots dans la voix, pour avoir osé arborer une natte africaine dans son dernier clip », raconte la journaliste.
« Dans son mea culpa, la star a déploré avoir vécu jusque-là dans l’ignorance de cette spoliation capillaire », explique Anne Rosencher. « Une amie m’a expliqué ce qu’il en était du pouvoir de la coiffure africaine et à quel point elle est belle et a compté dans la lutte, a déclaré la chanteuse. Et je ne pourrai jamais comprendre ces choses, à cause de ce que je suis. Mais je peux m’éduquer », a poursuivi la pop idole contrevenante. « La prochaine fois, elle n’aura qu’à se choisir une culotte de peau et des nattes tyroliennes ! », clame la journaliste.
« Le problème avec les concepts à la noix, c’est que si leur absurdité et leur radicalité peut faire un peu rire, il y a toujours de vrais partisans pour vouloir les imposer », s’inquiète Anne Rosencher, qui raconte qu’une délégation spéciale travaillant sur le thème a officiellement demandé aux Nations Unies d’interdire l’appropriation culturelle pour les entreprises. « Pour ma part, je pense que rien ne peut justifier les apartheids, même les apartheids branchés des redresseurs de torts », conclut-elle. »
Voir "Appropriation culturelle : "Rien ne peut justifier les apartheids", tonne Anne Rosencher" ou sur YouTube "Appropriation culturelle : "Rien ne peut justifier les apartheids", tonne Anne Rosencher".
Lire aussi « Exhibit B » : « La cabale des censeurs » (J. Dion, Marianne, 5 déc. 14) (note du CLR).

