Revue de presse
Alain Bentolila, linguiste, professeur à l’université Paris-Descartes, auteur de "L’école contre la barbarie" (First).
(Le Monde, 21 nov. 17).
« Une langue ne peut voir sa structure changer qu’au rythme de l’évolution du peuple qui la parle, estime le linguiste Alain Bentolila. »
[…] Alors que nos élèves ont un mal fou à respecter les accords dans la phrase, on devrait leur imposer une difficulté supplémentaire d’écriture et gêner considérablement leur accession à une lecture fluide. […]
[C’est] un pitoyable combat que celui de se battre à peu de frais contre une règle arbitraire en la faisant passer pour le symbole d’une discrimination sociale. […]
Une langue déteste qu’on lui concède un statut de papier qui ne correspondrait pas à de vrais territoires culturels, économiques et juridiques conquis de haute lutte sociale. […] »
Voir aussi la rubrique Ecriture "inclusive" et « Féminisation des titres et des fonctions » (Académie française, 14 juin 84), « La féminisation des noms de métiers, fonctions, grades ou titres » (Académie française, 10 oct. 14) (note du CLR).


