Revue de presse
(« Marianne », 19 mai 17). « Le repli sur l’Europe, le tête-à-tête avec Berlin, c’est un peu le repli sur le donjon auvergnat sous Pétain. »
« […] Les candidats députés envoient leur CV par Internet, avec une lettre de motivation, et passent ensuite un entretien d’embauche. Le secrétaire général devient un PDG. L’idéal type du gagneur remplace l’idéal type du militant qui occupait le terrain depuis un siècle.
[…] Ce qui est passionnant pour un historien des religions comme moi, c’est la montée du néoprotestantisme, plus une attitude devant la vie qu’une confession particulière. Le culte de la transparence en fait partie. Rien ne doit être caché au bon Dieu, pas de repli suspect, tout au grand jour, sans corps intermédiaire interposé. Le néoévangélique revient moucher le vieux monde catholique. Un porte-parole qui indique la provenance et le prix des vêtements du chef de l’Etat, cela aurait ravi Jean-Jacques Rousseau. […]
Le repli sur l’Europe, le tête-à-tête avec Berlin, c’est un peu le repli sur le donjon auvergnat sous Pétain. […] »
Lire ""Macron, ce Gallo-ricain", par Régis Debray".
Lire aussi R. Debray : « La République à la française a disparu sous la démocratie à l’anglo-saxonne » (Le Monde, 4 mai 17) (note du CLR).


