Revue de presse
« Certes, la féminisation de la magistrature s’est accélérée depuis plusieurs années. Bien qu’elles n’aient eu accès à ce corps de métier qu’en 1946, les femmes ont rapidement investi la profession et sont désormais majoritaires : elles représentent 80 % des diplômés de l’Ecole nationale de la magistrature (ENM) et près de 60 % des juges. Des chiffres encourageants sur lesquels s’est penchée l’ENM lors d’un colloque les 31 mai et 1er juin.
Une réalité « tout à fait paradoxale » cependant, pour Cécile Petit, premier avocat général à la Cour de cassation et ancien membre du Conseil supérieur de la magistrature, qui note que « les postes hiérarchiques sont majoritairement aux mains des hommes ». En effet, seules 30 % de femmes occupent des postes « hors hiérarchie », qui représentent les échelons les plus élevés de la magistrature.
Pire, sur les quelque 8 500 magistrats en France, seules quatre femmes dirigent une cour d’appel. Cécile Petit préconise la mise en place par la chancellerie et le ministère de la justice d’un « observatoire de carrière » afin que les femmes puissent accéder « à ces postes qui jusqu’à maintenant leur sont fermés ». Elle regrette par ailleurs que « le syndicalisme s’intéresse assez peu à cette question ». »
Lire "La féminisation de la magistrature n'atteint pas les plus hauts postes".

