Revue de presse
(Le Monde, 20 oct. 23). Valérie Igounet, journaliste et historienne ; Gilles Kepel, professeur des universités, spécialiste de l’islam et du monde arabe contemporain.
(Le Monde, 20 oct. 23). « Ceux qui font le pont sont toujours les premières victimes. »
[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]
Valérie Igounet, Guy Le Besnerais, Crayon noir : Samuel Paty, histoire d’un prof, éd. StudioFact, 6 oct. 2023, 160 p., 23 €.
Gilles Kepel, Prophète en son pays, L'Observatoire, 6 sept. 23, 23 €.
Lire « Face à la salafisation des esprits, l’école est la ligne de front ».
« […] Gilles Kepel : Aux yeux des djihadistes, il n’y a pas d’histoire, ou plutôt la seule histoire que l’on doit enseigner est celle de la révélation, qui commence en l’an un de l’hégire. C’est pourquoi Al-Qaida ou Daech [organisation Etat islamique] détruisaient les bouddhas ou les antiquités assyriennes. En France, l’école est identifiée comme le lieu de perdition des enfants musulmans et les professeurs d’histoire se trouvent particulièrement ciblés parce qu’ils sont chargés d’enseigner la laïcité, qui est l’ennemi absolu, en tant qu’elle dilue l’appartenance exclusive à la communauté et détruit l’obéissance à la charia. […] »


