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«  »Il a eu raison d’en parler »: au procès Charlie Hebdo, un hommage rendu à Samuel Paty » (AFP, lexpress.fr , 19 oct. 20)

Revue de presse

(AFP, lexpress.fr , 19 oct. 20).

[Les articles de la revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]

« L’enseignant est « mort du seul fait d’avoir transmis à ses élèves ce que représentait la liberté de pensée », a déclaré le président de la cour d’assises spéciale.

Au procès des attentats de janvier 2015, un hommage a été rendu ce lundi à Samuel Paty, professeur décapité à Conflans-Sainte-Honorine, l’avocat de Charlie Hebdo estimant que ce dernier avait « eu raison » de montrer les caricatures de Mahomet à ses élèves.

La cour d’assises spéciale de Paris, où sont jugées 14 personnes accusées de soutien logistique aux auteurs des tueries de Charlie Hebdo, Montrouge et de l’Hyper Cacher, « tient à exprimer son émotion suite à l’assassinat » de Samuel Paty, a déclaré le président Régis de Jorna. Cet enseignant, tué après avoir montré en classe des caricatures de Charlie Hebdo, est « mort du seul fait d’avoir transmis à ses élèves ce que représentait la liberté de pensée et la liberté d’expression », a poursuivi le président à la reprise des débats.

« Encore une fois, ce sont des caricatures de Charlie Hebdo » qui sont en cause, mais « ce ne sont pas ceux qui les ont dessinées qui sont morts mais ceux qui les ont montrées », a martelé l’avocat de l’hebdomadaire satirique, Me Richard Malka. En France, « il y a une liberté d’expression, il y a une liberté d’enseigner. Nous avons eu raison de publier ces caricatures, Samuel Paty a eu raison d’en parler », a insisté le conseil historique de Charlie Hebdo.

En marge de l’audience, l’avocat a dénoncé « les fascistes islamistes » qui « s’en prennent à tous les fondements de la République ». « Mais ils ne l’ont pas fait seuls », a ajouté Me Malka, en pointant la responsabilité de « complices » qui manient des « accusations d’islamophobie constantes (…) en inventant des faits, comme l’a fait ce père de famille qui appelait à la haine dans une vidéo et dont la fille n’était même pas dans le cours auquel elle était censée avoir assisté. » […]

« Quand un professeur est lâchement et odieusement décapité parce qu’il enseignait la liberté d’expression, nous sommes tous concernés », a estimé l’un des avocats de la défense au procès de Charlie Hebdo, Me Jean Chevais. « Soyons unis le temps d’une minute pour Samuel Paty », a-t-il ajouté. Un message soutenu par Samia Maktouf, avocate de parties civiles, qui a appelé à « la défense de la liberté d’expression et de la liberté de penser ».

Lire ""Il a eu raison d'en parler": au procès Charlie Hebdo, un hommage rendu à Samuel Paty".


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