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Etats-Unis : “Blanc, moi ? Non merci…” (Le Monde, 26 août 08)

Extrait. “La prégnance de l'ethnicisme dans les identités et les bénéfices que procure une appartenance minoritaire (quotas d'embauche, d'entrée à l'université, etc.) fait que, comme l'Arab American Institute, de plus en plus de lobbies particularistes demandent la création de nouvelles catégories.”

« Les croisements entre les 63 subdivisions existant dans le recensement permettent aujourd’hui de dégager 126 identités ethno-raciales différentes aux Etats-Unis. Mais, par exemple, la catégorie ethnique « Arabe-Américain » n’existe pas. A ce jour, les citoyens ressortissants du Maghreb et du Machrek se déclarent comme « Blancs ».

Au lendemain du 11-Septembre, des groupes ultraconservateurs ont souhaité sa création. L’objectif était transparent, et certains ne le cachaient pas : leur proposition s’inscrivait dans l’arsenal des mesures favorisant la « guerre au terrorisme ». Depuis, ils ont été rejoints par l’American Arab Institute, le lobby arabe à Washington, qui demande la création du sous-groupe « Américains moyen-orientaux et nord-africains », sans succès jusqu’à présent.

La prégnance de l’ethnicisme dans les identités et les bénéfices que procure une appartenance minoritaire (quotas d’embauche, d’entrée à l’université, etc.) fait que, comme l’Arab American Institute, de plus en plus de lobbies particularistes demandent la création de nouvelles catégories. « Des groupes identitaires qui faisaient auparavant du lobbying pour être déclarés blancs voient aujourd’hui un avantage à se faire identifier comme non-blancs », écrivait le Wall Street Journal le 12 juin. »


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