20 août 2025
[Les échos "Culture" sont publiés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]
"Le film du réalisateur suisse Frédéric Mermoud, sélectionné à Locarno et en salles ce mercredi 9 août, dresse un tableau impitoyable de la préparation aux grandes écoles d’ingénieurs en s’attachant à la trajectoire d’une fille d’agriculteurs."

On peut aussi d’ores et déjà voir le film sur le site d’Arte
Lire La Croix "« La Voie royale », une année dans la tourmente d’une classe prépa",
Ouest France "« La voie royale » de Frédéric Mermoud dissèque les classes préparatoires sur Arte"
"Ce mercredi 20 août, Arte nous flanque en avance sur les bancs de l’école avec « La voie royale ». Dans ce beau récit initiatique qui a révélé la comédienne Suzanne Jouannet, Frédéric Mermoud dissèque le plus singulier des laboratoires sociaux : la classe préparatoire scientifique.
Emma GUYOMARD.
« Ça me donne envie de bouffer le monde », s’enflamme l’amie Diane, promise depuis l’enfance aux grandes écoles, sur les toits de Lyon. « Ça me donne le vertige », rétorque Sophie, fille d’éleveurs. Le propos de La voie royale , récit d’apprentissage signé Frédéric Mermoud, est là. Porté par la révélation de Suzanne Jouannet, actrice principale nommée aux César 2024, le film sera diffusé sur Arte ce mercredi 20 août.
Issue d’un monde rural filmé sans condescendance, Sophie Vasseur, élève de terminale brillante, quitte l’étable familiale pour une classe préparatoire scientifique lyonnaise, « voie royale » vers Polytechnique. Elle y entre comme en religion. Ou en guerre, selon. Dès les premiers jours, le vernis des promesses méritocratiques craque : regards en coin, centaines de polycopiés, humiliations feutrées des professeurs. On exige de la « grâce » dans ses démonstrations mathématiques quand elle peine déjà à garder la tête hors de l’eau.
Une représentation juste de la fracture sociale
Heureusement il y a Diane, magnétique major de promo, amie ou peut-être davantage. Leur relation, capturée avec finesse dans sa dimension salvatrice comme dans ses heurts, tient un rôle essentiel dans le vécu de Sophie. Vécu fait aussi de solitude et de résilience, de retours dissonants dans sa campagne, de départs discrets d’élèves broyés par la pression. Tout est juste, à commencer par la représentation de la fracture sociale, centrale dans ce film où « l’ascenseur républicain » grince à chaque étage.
Arte , 21 h."
Voir aussi dans la Revue de presse la rubrique Ecole (note de la rédaction CLR).
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