Comité Laïcité République

Revue de presse

"Comment l’islam est abordé dans les manuels scolaires ?" (lefigaro.fr , 23 sep. 16)

Barbara Lefebvre, enseignante. 28 juillet 2019

[Les articles de la revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]

"Après avoir décrypté les principaux manuels scolaires d’histoire, Barbara Lefebvre a accordé au FigaroVox un entretien fleuve. Elle montre comment l’Education nationale porte un regard apologétique sur la civilisation arabo-musulmane.

FIGAROVOX. - À quoi sert l’histoire enseignée à l’école, à développer le « vivre-ensemble » ou à instruire les élèves ?

Barbara LEFEBVRE. - L’histoire scolaire telle qu’elle est prescrite par les programmes officiels transposés fidèlement dans les manuels scolaires, n’est pas l’histoire universitaire. Ce n’est pas une histoire où les débats historiographiques actuels, parfois virulents, doivent s’exposer. C’est le récit du passé au regard de l’état des lieux de la recherche faisant l’objet d’un consensus académique. L’histoire scolaire sert un projet d’influence positive : transmettre aux élèves des connaissances factuelles appuyées sur une pratique du questionnement critique des sources. On espère, naïvement peut-être, qu’ils pourront, plus tard, exercer leur raison critique et penser par eux-mêmes. Or, cette discipline est le plus souvent utilisée pour exercer une influence normative sur les élèves. Aujourd’hui cela s’aggrave dans le contexte de crise identitaire sévère et de déculturation massive.

Il est intéressant de se pencher sur les nouveaux programmes d’histoire voulus par l’actuel gouvernement, dont la majorité des thèmes sont pourtant recyclés des anciens programmes. Beaucoup de bruit pour rien ? Pas vraiment, car la France a atteint un point de tension identitaire proche de la rupture. L’histoire scolaire est un espace sensible sur lequel on peut agir, et si depuis les années 2000, le feu couve, depuis les attentats de 2015 en passant par le grotesque épisode du burkini, la cocotte-minute siffle. Cette tension tient à la pression des tenants d’un islam politique, minorité tyrannique dont certaines figures recyclées sous l’expression de « modérés » sont légitimées par les pouvoirs publics, qui jettent l’opprobre sur une majorité silencieuse souvent non pratiquante voire non croyante mais que tout le monde essentialise à des fins politiques. L’enseignement du fait religieux, ici l’islam, n’a donc jamais été aussi nécessaire et exigeant. Or si l’on veut lutter comme on le prétend contre l’idéologie politico-religieuse, encore faut-il ne pas mettre sous le tapis ce qui nous dérange pour enseigner une histoire de la civilisation musulmane sans aspérité, confinant parfois à l’apologétique, tout cela au service de la glorification dogmatique du « vivre ensemble ».

Comment l’histoire de l’islam est-elle abordée dans les ouvrages scolaires ?

Je me suis appuyée sur les programmes 2016 et les ressources officielles en ligne, puis j’ai observé comment cela était transposé dans les manuels scolaires de 5ème les plus utilisés [Hachette, Belin, Bordas, Hatier]. Que disent les programmes ? « L’histoire du fait religieux […] permet aux élèves de mieux situer et comprendre les débats actuels » dans une approche qui ne doit pas être « fixiste sur une si longue période ». Dont acte. Approcher la question par les notions de théocratie et de « contact » entre les chrétientés occidentale et byzantine et l’islam est judicieux mais on peut être troublé de la volonté explicite des programmes d’accorder davantage d’attention aux « contacts pacifiques » comme le commerce ou les sciences, plutôt qu’aux contacts guerriers, à savoir les croisades et le jihad de conquête. La conflictualité guerrière entre Chrétiens et Musulmans domine tout au long du Moyen Âge, et au-delà sous la forme du corso sur les rives de la Méditerranée européenne. En minimiser la portée, tant dans les faits que dans leurs représentations sociales et culturelles dans les deux espaces civilisationnels concernés, est révélateur du message politique présent : « les rapports entre le monde chrétien et le monde musulman ne se résument pas à des affrontements militaires » édictent les programmes.
L’histoire scolaire de 2016 n’est guère différente de celle voulue par la IIIè République et son fameux « nos ancêtres les Gaulois » honni par les tenants actuels de la pédagogie.

Sur la question des contacts, les instructions officielles appellent à « équilibrer » en ne donnant pas trop de poids à « l’étude des événements ayant tendance à mettre l’accent sur les contacts belliqueux ». C’est ainsi qu’on procède à la construction des représentations sociales et culturelles, et en cela l’histoire scolaire de 2016 n’est guère différente de celle voulue par la IIIè République et son fameux « nos ancêtres les Gaulois » honni par les tenants actuels de la pédagogie. À la différence près que l’histoire scolaire actuelle fait croire à son objectivité au service du progressisme multiculturel, ambition que n’avait pas la IIIè République qui voulait fabriquer des Français, sans distinction d’origine ou de classe sociale, à partir de la France multiple de terroirs proches et lointains. Je soulèverai un autre point : les auteurs du programme qui défendent « une approche globale des faits historiques », véritable leitmotiv des instructions officielles, ont le souci d’une « histoire mixte ». Il faut entendre ici où les « conditions et actions des femmes et des hommes d’une époque seront traités de façon égale ». Or, étrangement, sur la condition de la femme en islam médiéval, c’est le silence qui prévaut. De fait, aucun manuel n’évoque la place des femmes dans l’islam sinon pour évoquer une régente de la dynastie des Ayyoubides au 13è siècle [Belin] comme si cette exception servait à décrire la place de la femme en Islam. Verrait-on un historien décrire la condition féminine en France à la fin du 16è siècle à travers l’exemple de Catherine de Médicis ?
Étrangement, sur la condition de la femme en islam médiéval, c’est le silence qui prévaut.

La liberté pédagogique des enseignants est une liberté de moyens, il faut le rappeler, pas une liberté d’interprétation du programme. Les programmes prescrivent une orientation historiographique : ainsi on exige clairement de relativiser la bataille de Poitiers considérée anecdotique, et de fait certains manuels ne l’évoquent plus. Dans le même temps, on demande que soit étudiée l’amitié entre Charlemagne et le calife abbasside al-Rashid dont le nom est associé aux « Mille et Une nuits » où il apparaît comme le calife parfait. Or c’est une image idéalisée du règne d’arachide datant des 8è-9è siècles, puisque les historiens distinguent aujourd’hui le mythe du calife idéal véhiculé par la littérature arabe avec les sources historiques montrant qu’il a affaibli la puissance du califat abbasside comme en témoignent les émeutes populaires récurrentes, les troubles aux marges de l’empire et la violente guerre civile qui suit son règne. En outre, son « amitié » avec Charlemagne n’est que diplomatique, motivée par une volonté commune de contrer l’empire byzantin et l’émir omeyyade de Cordoue.

La religion musulmane en elle-même est-elle montrée dans sa toute complexité ?

Bien sûr, dans un manuel scolaire on n’entre pas dans le détail des débats académiques sur l’historicité de Mohamed et la fiabilité des éléments biographiques à son sujet, mais on est quand même surpris de la pauvreté des informations le concernant dans les manuels. Si je résume ce que l’élève retient : c’est un marchand caravanier qui reçoit la visite de l’ange Gabriel vers 610, il fonde la première communauté musulmane et instaure le monothéisme définitivement en 630 avec la prise de la Mecque aux païens arabes. Tout semble se passer sans obstacle majeur : l’islam s’étend par la conquête et tout le monde se soumet de bonne grâce ! Un manuel [Belin] s’abstient même de le présenter comme un chef d’État, commandant des armées de l’islam. Pourtant la figure du prophète, modèle parfait et indépassable de l’homme musulman, mériterait qu’on regarde de plus près son style de vie, d’autant que sa vie privée étant publique, elle fut racontée par ses disciples et se trouve exposée à titre d’exemple à suivre dans le Coran et la Hadith. Elle est connue de tous les Musulmans pratiquants, mais l’élève lui ne saura pas ce que le Musulman sait de la vie modèle de Mohamed. À moins que cette absence d’information biographique du prophète de l’islam ne s’explique par un hiatus entre nos canons occidentaux de l’homme de foi et d’État irréprochable et probe et la perception musulmane de la vie parfaite du prophète ? Mais tout est question d’interprétation, la vie de Mohamed, fort humaine par ses sombres aspects, serait à replacer dans son contexte, précisément pour contrer le discours de l’islam politique, producteurs de jihadistes, martelant que le Coran par son immanence ne doit en aucun cas être interprété et invitant leurs coreligionnaires à « vivre comme le Prophète ». Il serait salutaire de ne pas rester dans les non-dits par souci de ne pas heurter les susceptibilités supposées de certains élèves et leurs familles, et affronter les faits pour les replacer dans le champ rationnel de la pensée au lieu de les abandonner à l’idéologie.

Les périodes conquérantes et guerrières sont-elles justement évoquées ?

La représentation des conquêtes par Mohamed puis ses successeurs est révélatrice de la complaisance avec laquelle on traite la dimension politico-juridique de l’histoire de l’islam. Toutes les précautions sont prises pour équilibrer le récit et éviter une présentation violente des conquêtes islamiques. Mais la succession des omissions ou des raccourcis des manuels conduisent à des contre-vérités historiques. Par exemple, quand on lit qu’en 630 Mohamed et ses partisans « reprennent la ville de la Mecque » [Bordas], l’usage du verbe reprendre laisse penser que la ville leur aurait appartenu, qu’il ne s’agirait que d’une légitime reconquête. Or Mohamed n’a jamais dirigé les Mecquois avant 630, il avait même dû fuir la ville en 622 avec ses 70 disciples car il y troublait l’ordre public païen. Autre élément illustrant des raccourcis mensongers : les prises de ville ou de territoire se font sans résistance. Tous les manuels suggèrent que si la conquête arabo-musulmane fut rapide c’est parce qu’elle fut facile. Si les conquêtes ont été rapides en Arabie c’est qu’il suffisait de prendre quelques grandes oasis pour étendre son autorité sur des centaines de km², puis au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord, ce sont les divisions internes des autorités autochtones, souvent des Églises en conflit interne sur des questions tant théologique que politique, qui ont permis aux armées arabes de s’emparer rapidement des centres de pouvoir. Néanmoins cela ne se fit pas sans résistance populaire ni en Arabie où la résistance juive notamment est connue par les sources arabes elles-mêmes, ni en Syrie, en Palestine ou en Égypte. Seul le manuel Hatier éclaire un peu la dimension militaire des conquêtes.
L’islam est prosélyte, a vocation à éclairer l’humanité, la conquête territoriale en est le principal instrument.

En outre, les objectifs de la conquête ne sont jamais exposés aux élèves, or la conquête territoriale est consubstantielle à la naissance de l’islam et les propos de Mohamed dans le Coran et la Sunna sont sans ambiguïté : l’islam est prosélyte, a vocation à éclairer l’humanité, la conquête territoriale en est le principal instrument. Cette fusion du politique et du religieux doit être soulignée si l’on veut éclairer certains discours fondamentalistes actuels pour les déconstruire. Ici la notion de jihad devrait être abordée, elle sert dès le début de l’islam à une justification religieuse de la conquête de type impérialiste - tout à fait banale à l’époque - constituée de pillages, de massacres et de colonisation. L’ouvrage de Sabrina Mervin est utilisé à plusieurs reprises pour présenter les conquêtes, mais cet ouvrage n’est pas un livre d’histoire factuelle, il a un objet d’étude singulier à savoir l’histoire des doctrines de l’islam et leurs représentations. Elle insiste dans sa préface sur le fait que son livre ne retrace « pas l’histoire politique ou sociale du monde musulman » or c’est exactement ainsi que des extraits sont utilisés dans les manuels, pervertissant le travail de l’historienne. Les citations de l’ouvrage montrent un projet théocratique parfait, réalisé sans entrave, là où l’historienne décrit une représentation sociale de ce projet par les doctrinaires musulmans. La partie leçon d’un manuel [Hachette] va plus loin dans l’approximation : « Les califes musulmans prennent le contrôle d’un très vaste territoire peuplé de populations nomades. Pour contrôler cet ensemble ils développent les villes où s’installent les émirs ». En quoi les peuples d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient préislamique [judaïsme, christianisme, empires perse ou romain], sédentaires depuis des siècles, ayant développé des civilisations urbaines prestigieuses furent-ils des « nomades » à l’instar des tribus bédouines d’Arabie islamisées par Mohamed ? Alexandrie, Jérusalem, Damas, Yarmouk, Le Caire, Mossoul et tant d’autres ne sont pas des villes fondées par les conquérants arabes à ma connaissance. Ils ont redessiné le paysage urbain pour l’islamiser mais n’ont pas fondé ces villes qui ont gardé de nombreuses traces, notamment archéologiques, d’un glorieux passé préislamique. De telles erreurs dans des manuels d’histoire laissent perplexe.

Il y aurait beaucoup à dire sur la façon dont le contact belliqueux entre Chrétienté et Islam est décrit autour de l’épisode des croisades. On retiendra notamment dans un manuel [Hatier] que dans la leçon titrée « La violence des guerres saintes », les auteurs ne rendent compte que de la Reconquista espagnole et des croisades, à travers par exemple les crimes des Croisés comme le sac de Constantinople en 1204. Le jihad n’est pas du tout évoqué dans cette leçon inscrite pourtant dans le chapitre sur l’islam !

Quelle place est donnée à la « coexistence pacifique », notamment à l’Andalousie du Moyen Âge ?

Dans le projet de montrer l’islam comme une religion ouverte et tolérante, le thème de la « coexistence pacifique » sur le modèle andalou est devenu habituel. En dépit des historiens, et des sources arabes elles-mêmes, décrivant la vie sociale et économique des dhimmis [Juifs et Chrétiens vivant en terre d’islam], on propose aux élèves une vision non seulement angélique mais déformée de l’histoire. Tous les manuels scolaires insistent sur le très bon accueil que les populations conquises auraient fait aux conquérants, cela n’étant démontré aux élèves qu’à travers des sources arabes, or leur objectivité est discutable. A-t-on souvent vu le vainqueur s’accordant le mauvais rôle ? La critique des sources sert à éviter les anachronismes ! Dans les manuels, il apparaît qu’en Arabie, après 632, tout le monde est devenu musulman comme par magie, sans pression guerrière. C’est omettre que la conquête avait pour conséquence le choix entre la conversion ou la mort pour les païens et certaines tribus juives. Bien des populations se sont converties pour survivre et il en fut de même dans tout le bassin méditerranéen conquis par les Arabes, depuis les Berbères judaïsés ou Syriaques christianisés jusqu’aux populations zoroastriennes condamnées à disparaître. Il est déconcertant de voir que les manuels utilisent la source musulmane sans appareil critique pour offrir une vision idyllique des relations entre Musulmans et non Musulmans. On trouve des textes de différents auteurs arabes médiévaux que l’élève est amené à accepter de facto. Par exemple, cette citation d’Al-Baladhuri datant du 9è siècle est utilisée dans plusieurs manuels et dépeint juifs et chrétiens acceptant l’invasion musulmane de la Syrie comme une bénédiction : « Les habitants ouvrirent les portes de leur ville sortir avec les chanteurs et les musiciens qui commencèrent à jouer et payèrent la capitation ». La seule question posée à l’élève est « Comment les musulmans sont-ils accueillis ? ». L’élève doit paraphraser l’auteur, prenant ses dires pour une vérité, objet d’une généralisation plus loin dans la leçon du manuel. C’est comme si on apprenait la vie de Charlemagne uniquement à travers la chronique d’Eginhard ! D’autres textes arabes sont exploités présentant la conquête de Jérusalem par Omar puis Saladin comme une libération des oppresseurs byzantins ou un acte de pacification. On passe sous silence que pour les chrétiens, majoritaires dans ces régions au haut Moyen Âge, la conquête islamique signifiait la perte de souveraineté, et pour les nombreuses communautés juives il s’agissait de passer d’un oppresseur à un autre. Donc quand on lit : « dans les territoires dominés par les Arabes, les populations se convertissent peu à peu à l’islam » [Belin ; Hatier], on a le sentiment que rien n’est fait pour éclairer les conditions de cette islamisation qui, à l’instar d’autres conquêtes antiques ou médiévales, signifiait la dépossession des autochtones de leur souveraineté, de leur droit de propriété, leur soumission sociale et culturelle. En Espagne, par exemple, les Chrétiens ont résisté comme à Tolède en 713, et les représailles furent féroces avec mutilations et crucifixions publiques. La façon dont les manuels évoquent la « coexistence » entre les trois religions sous domination musulmane est sinon fausse du moins partiale car elle n’éclaire pas les conditions de la soumission en parlant de « coexistence »

Le pacte de dhimma que Mohamed imposa en 628 aux juifs de l’oasis de Khaybar servit ensuite de modèle à tous les conquérants arabes, la dhimma est essentielle pour comprendre comment les représentations collectives du non Musulman se sont forgées à travers les siècles dans le monde islamique. C’est le cadre juridique, social et économique reposant sur une base théologique, d’une société parfaite. C’est un pacte de protection que le vainqueur accorde à des communautés juives et chrétiennes. Or, la société islamique est organisée sur une base juridico-théologique discriminatoire avec les Musulmans arabes en haut de la pyramide sociale et politique, puis viennent les Berbères islamisés, puis les muwalladun, les convertis non arabes, et au plus bas de la société, avant les esclaves, on trouve les dhimmis, dont la situation est caricaturée par un manuel : « Ils restent libres de pratiquer leur religion contre le versement d’un impôt ». Un autre s’appuie sur un texte d’al-Tabari du 9è siècle pour évoquer la dhimma mais sans la définir et en expliquer la dimension discriminatoire qui prévalut partout en territoires islamiques jusqu’à son abolition en 1856. Elle faisait vivre dans une perpétuelle incertitude les concernés, exposés à l’arbitraire du calife ou d’un sultan plus autocrate que le précédent qui par exemple augmentait la jizya [capitation] déraisonnablement pour pousser à la conversion ou rançonner les communautés, comme les Juifs et les quelques Chrétiens d’Hébron au 19è siècle. Si la jizya était graduée, elle était aussi exigée des veuves, des orphelins et même des défunts. Si beaucoup de Juifs et de Chrétiens échappèrent à la conversion pour entrer dans le statut de dhimmi, des historiens ont montré qu’au fil des siècles, ils furent aussi nombreux à se résoudre à la conversion pour espérer une meilleure intégration et échapper à une vie de paria particulièrement en termes d’infériorité sociale et juridique. Parlerait-on de « coexistence pacifique » si les manuels acceptaient de décrire les clauses humiliantes de la dhimma comme le port de signes distinctifs obligatoires - invention arabe que l’Église reprendra pour stigmatiser les Juifs européens à partir du 13è siècle - l’interdiction de prière collective sonore, l’obligation faite aux édifices chrétiens et juifs d’être moins hauts que les mosquées, quand ce ne fut pas parfois l’interdiction de construire un nouveau lieu de culte, l’interdiction de monter à cheval et porter une arme, enfin la parole du dhimmi devant la justice qui vaut moins que celle du musulman et des sanctions différant en fonction de la religion du coupable. Ces règles, fixées par la Loi musulmane, furent appliquées partout dans le monde islamique, avec plus ou moins de rigueur selon les dirigeants. Il n’en reste pas moins que résumer la dhimma à la protection des minorités religieuses contre paiement d’un impôt est une semi-vérité ou semi-mensonge, comme on préfère.

Quid de l’importance des échanges entre civilisations ?

Depuis plusieurs années, dans l’objectif, certes louable, de démontrer que l’islam est une religion ne se résumant pas à son obscurantisme politico-religieux actuel, on répète comme une vérité que l’Occident a bénéficié de la présence musulmane en Andalousie, que sans les savants arabes nous aurions oublié notre héritage grec. Je constate que le mythe d’al-Andalus est devenu paradigme et s’est ainsi élargi à l’ensemble de l’espace politique sous domination arabo-musulmane. L’Occident serait débiteur de la science arabe médiévale, voila ce qui émerge des manuels qualifiant unanimement la civilisation islamique de « brillante ». Évidemment, il ne s’agit pas de remettre en question la réalité du carrefour civilisationnel que fut le monde musulman médiéval, passeur de savoirs, mais de s’interroger sur la façon simpliste dont les faits sont présentés et construisent des représentations collectives qui font sens commun aplatissant l’Histoire issue du consensus académique. Le discours laudatif voire un peu naïf sur l’âge d’or de la civilisation arabe médiévale paraît servir à trier ce qui nous arrange et favorise l’image que l’on juge bénéfique aux temps présents, celle de l’islam lumineux. Mais ce projet idéologique dessert la pensée scientifique autant que les intellectuels de cet espace culturel luttant dans leur propre pays pour faire émerger un discours scientifique et distancié sur leur passé. On réécrit pour les élèves la science arabe médiévale pour la mettre, non pas sur le même plan que les autres civilisations, mais au dessus et on en gratifie l’islam alors que la religion n’a rien à voir dans cette affaire. Attribue-t-on la révolution copernicienne au Christianisme ou la théorie de la relativité d’Einstein au judaïsme ?

Dans un des manuels [Hachette], on cite un chroniqueur arabe du 11e siècle, Saïd al-Andalusi, sans distance critique pour l’élève qui ainsi apprendra qu’avant l’arrivée des Arabes « ce pays ne savait pas ce qu’était la science et ceux qui l’habitait ne connaissaient personne qui se fut rendu illustre par son amour pour le savoir ». Puis vient un passage sur l’apport des Arabes aux sciences anciennes et modernes par la traduction des savants grecs. Cette lecture apologique est corroborée par une consigne d’activité : « Montrer que la présence des musulmans d’Andalousie permet de développer les sciences et la philosophie grecque en Occident » et par la leçon qui répète que « les textes des auteurs antiques sont redécouverts en Occident par l’intermédiaire de leur traduction en arabe ». On passe sous silence un fait majeur : nombre de ces traducteurs étaient de langue arabe mais n’étaient ni des Arabes, ni musulmans. Ce furent des Juifs comme Maïmonide, ibn Tibbon ou Yossef Kimhi et surtout des Chrétiens principalement syriaques qui réalisèrent cette translation des savoirs antiques vers l’Occident. On sait de différentes sources, que des califes, comme al-Mahdi ou al-Rashid, commandaient aux chrétiens syriaques des traductions d’Aristote par exemple. L’historien arabe ibn-Khaldoun lui-même rappelle que le calife al-Mansur au 8è siècle demanda à l’empereur byzantin de lui adresser des traités de mathématiques et de physique d’auteurs grecs. Avicenne, al-Farabi, Sohravardi étaient des perses, héritiers des savoirs préislamiques de cette civilisation au contact de l’Asie et du Moyen-Orient. Concernant l’algèbre, on sait que la plupart des savoirs arabes sont directement issus des connaissances antiques, grecques, indiennes et babyloniennes. Quant à la médecine, on veut enseigner aux élèves que les médecins arabes étaient plus modernes, mais ici encore on omet de préciser que nombre d’entre eux n’étaient ni musulmans ni arabes, à l’instar du célèbre médecin chrétien nestorien Ibn-Ishaq du 9è traducteur de Galien, Platon et Aristote en syriaque puis en arabe, dont les découvertes en matière d’ophtalmologie ont été décisives ou de Ibn Masawayh au 9è siècle médecin chrétien qui traduisit et rédigea nombre de traités en arabe. Quant aux connaissances astronomiques des Arabes, elles sont directement issues des savoirs grecs, chaldéens et babyloniens. Le manuel Hatier fait exception en rappelant qu’un grand nombre de savoirs arabes transmis en Occident sont issus de découvertes chinoises.
Ce sont les traductions latines médiévales qui permirent à la pensée d’Averroès de survivre et aux Musulmans de le redécouvrir pour en faire maintenant un symbole de leur esprit d’ouverture !

Pas une phrase sur la philosophie arabe sans citer Averroès, autochtone espagnol faut-il le rappeler, symbole de l’ouverture d’esprit de l’islam de l’âge d’or. Mais on se garde toujours de mentionner que son contemporain, le juriste al-Ghazali a réfuté la vision rationnelle d’Averroès ce qui conduisit à son bannissement pour hérésie, ses livres furent brûlés. Ce sont les traductions latines médiévales qui permirent à la pensée d’Averroès de survivre et aux Musulmans de le redécouvrir pour en faire maintenant un symbole de leur esprit d’ouverture ! Dans un autre manuel [Hatier], on cite un édifiant extrait d’Amin Maalouf : « dans tous les domaines les Francs se sont mis à l’école arabe aussi bien en Syrie qu’en Espagne, en Sicile », suit une liste à la Prévert des domaines ayant été ensemencés par les savoirs arabes. En revanche, on ne sait pas ce que les Occidentaux ont apporté aux Arabes, ‘sans doute rien’ se dira l’élève, de ce fait le titre de la leçon, « les échanges culturels », ne fait guère sens puisque les bienfaits civilisationnels ne semblent pas avoir été réciproques. Les manuels peuvent saluer le réel talent de passeurs des savants du monde islamique qui surent développer des savoirs établis, ou utiliser des traductions d’auteurs anciens, mais on attend d’un ouvrage scolaire qu’il soit précis : transmettre les savoirs acquis par les peuples autochtones conquis, ce n’est ni en être l’auteur, ni l’inventeur.

La délicate question de la traite orientale est-elle abordée ?

À part le manuel Belin proposant un texte d’al-Yacoubi qui évoque les « esclaves noirs attachés » au service du calife al-Mansour sans pour autant attirer l’attention des élèves sur ce point dans les activités jointes, aucun manuel n’évoque la question de la traite arabe. Comme le soulignait déjà en 1992 Marc Ferro, « si l’inventaire des crimes commis par les Européens occupe à juste titre des pages entières [dans les livres scolaires], la main a tremblé dès qu’il s’agit d’évoquer les crimes commis par les Arabes ». Il faut dire que le récit de la traite négrière viendrait altérer grandement l’image que les programmes et les manuels scolaires souhaitent donner aux élèves de la civilisation musulmane médiévale. La traite orientale a, en effet, ponctionné l’Afrique pendant treize siècles, de 652 avec le traité d’Ibn Saïd imposé aux Soudanais du Darfour, jusqu’à l’aube du 20è siècle, et il est difficile de trouver trace de mouvements abolitionnistes arabo-musulmans à la différence des Européens qui luttèrent pour l’abolition de ce commerce inhumain contre leurs contemporains négriers. Les traites arabes ont conduit à la déportation d’au moins 17 millions d’individus selon les études d’éminents historiens, à la servitude de jeunes filles africaines dans la sphère domestique et intime puisque beaucoup d’entre elles servaient d’esclaves sexuels, pratique que le Coran autorise [33-52 ; 5-43 ; 4-2 ; 23-1 ; 33-02 ; 5-29]. La traite arabe a également une spécificité rarement rappelée : la castration de 7 captifs sur 10 destinés à être eunuques mais dont la majorité mourrait des suites de l’opération. Cette vaste entreprise de castration explique en partie le peu de trace que les esclaves africains ont laissé dans la démographie des sociétés musulmanes orientales, alors que les millions d’esclaves de la traite atlantique ont eu une grande descendance peuplant aujourd’hui le continent américain. On pourrait espérer que ce sujet soit traité plus tard dans la scolarité mais il n’en est rien car l’esclavage subi par l’Afrique subsaharienne pendant des siècles se résume à la traite atlantique. Ici encore, on le voit, l’histoire scolaire poursuit un objectif qui s’éloigne de sa prétention affichée à éclairer la conscience des élèves pour en faire un citoyen éclairé et de développer chez lui l’esprit critique qui passe par l’analyse des sources historiques et non l’apprentissage d’une doxa."

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Mis en ligne : 28 juillet 2019

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Orwell) Comité National d’Action Laïque (Cnal) Comité vendômois de défense de la laïcité Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) Conférence des évêques de France (CEF) Conseil constitutionnel Conseil consultatif national d’éthique Conseil d’Etat Conseil de l’Europe Conseil des ex-Musulmans de France (CEMF) Conseil des sages de la laïcité de l’Education nationale Conseil économique, social et environnemental (Cese) Conseil français du culte musulman (CFCM) Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal) Conseil représentatif des associations noires (Cran) Conseil représentatif des Français de l’Outre-mer (Crefom) Conseil représentatif des institutions juives (Crif) Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) Consistoire central israélite de France Coordination française pour le lobby européen des femmes (Clef) Coralie Delaume Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) Cour des comptes Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) Cynthia Fleury Cyril Hanouna Dalil Boubakeur Daniel Lefeuvre Danièle Obono Daoud Boughezala Darya Safai David Desgouilles David Thomson Débats laïques Défense de la langue française (DLF) Défenseur des droits Délégation générale à la langue française et aux langues de France Déléguation interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme, et la Haine anti-LGBT (Dilcrah) Délégués départementaux de l’Education nationale (DDEN) Delphine Ernotte Delphine Horvilleur Denis Maillard Dialogue et démocratie française Didier Leschi Didier Pourquery Dieudonné Djemila Benhabib Djordje Kuzmanovic Dominique Lebrun Dominique Schnapper Dounia Bouzar Ecole nationale d’administration (Ena) Eddy Khaldi Edouard Louis Édouard Philippe Edwy Plenel Egale (Egalité Laïcité Europe) ELELE Migrations et cultures de Turquie Elie Barnavi Elisabeth Badinter Elisabeth de Fontenay Elisabeth Lévy Emilie Frèche Emmanuel Maurel Emmanuel Pierrat Emmanuel Todd Ensaf Haïdar Eric Conan Eric Dupin Eric Fassin Eric Marquis Eric Younous Eric Zemmour Espérance Banlieues Esprit laïque Esther Benbassa Etienne Chouard Étienne-Émile Baulieu Etudiants musulmans de France (EMF) Eugénie Bastié Fabrice Lhomme Fabrice Nicolino Fadela Benrabia Faouzia Charfi Farhad Khosrokhavar Farida Belghoul Fatiha Boudjahlat Fawzia Zouari Fayad Ashraf Fazil Say FCPE Fédération française du Droit humain (DH) Fédération Humaniste Européenne Femen Femmes contre les intégrismes (FCI) Femmes sans voile d’Aubervilliers Femmes solidaires Fewzi Benhabib Fiammetta Venner Filippos Loïzos Florence Parly Florence Sautereau Fondation Jean Jaurès Fondation Jérôme Lejeune Fondation pour l’islam de France Forces Laïques Forum pour un islam progressiste (Suisse) Franck Brinsolaro Franck Dedieu François Burgat François Cocq François Fillon François Pupponi François Ruffin Françoise Laborde (journaliste) Françoise Laborde (personnalité politique) Françoise Nyssen Françoise Vergès Fraternité Saint Pie X Fred Zeller Frédéric Beigbeder Frédéric Martin Frédérique Calandra Frédérique De La Morena Frères musulmans Gaël Brustier Gauche populaire Geoffroy de Lagasnerie George Orwell Georges Bensoussan Georges Gastaud Gérald Andrieu Gérald Bronner Géraldine Smith Gérard Biard Gérard Collomb Gérard Davet Gérard Delfau Gérard Durand Ghada Hatem Ghaleb Bencheikh Ghazi Béji Gilbert Abergel Gilles Clavreul Gilles Kepel Gilles-William Goldnadel Grand Orient de France (GODF) Grande Loge de France (GLDF) Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité (GLCS) Grande Loge Féminine de France (GLFF) Grande Loge Mixte de France (GLMF) Grande Loge Mixte Universelle (GLMU) Grande Loge nationale de France (GLNF) Guillaume Bigot Guillaume Erner Guillaume Lecointre Guy Arcizet Guy Georges Guy Konopnicki Guy Lengagne Guylain Chevrier Habib Kazdaghli (faculté de la Manouba) Hakim El Karoui Hamed Abdel-Samad Hamza Kashgari Hani Ramadan Harun Yahya (Adnan Oktar) Hassan Bounamcha Hassan Iquioussen Hassen Chalghoumi Haut Comité des commémorations nationales Haut Conseil à l’Egalité femmes hommes (HCE/fh) Haut Conseil à l’intégration (HCI) Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) Henri Caillavet Henri Peña-Ruiz Hervé Le Bras Hind Fraihi Horria Saïhi Hourya Bentouhami Hubert Huertas Hubert Védrine Hugues Lagrange Iannis Roder Ikhwan Info Ilse Ermen Indigènes de la République, Houria Bouteldja Indivisibles, Rokhaya Diallo Ingrid Riocreux Inna Shevchenko Inspection des finances Institut du monde arabe (IMA) Institut maçonnique de France Institut Montaigne Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) Institut national d’études démographiques (Ined) Institut supérieur des langues de la République Isabelle Adjani Isabelle Barbéris Isabelle de Gaulmyn Isabelle de Mecquenem Isabelle Kersimon Isabelle Lévy islamophobie.org Ismahane Chouder Ivan Rioufol Jabeur Mejri Jack Dion Jack Lang Jacqueline Costa-Lascoux Jacqueline Gourault Jacques de Saint Victor Jacques Julliard Jacques Lafouge Jacques Lamagnère Jacques Sapir Jacques Tarnero Jean Baubérot Jean Birnbaum Jean Ferrat Jean Glavany Jean-Christophe Lagarde Jean-Claude Guillebaud Jean-Claude Michéa Jean-Claude Milner Jean-Claude Pecker Jean-François Chalot Jean-François Kahn Jean-Louis Auduc Jean-Louis Borloo Jean-Louis Touraine Jean-Loup Amselle Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Romero Jean-Marcel Bouguereau Jean-Michel Blanquer Jean-Michel Di Falco Jean-Michel Quatrepoint Jean-Michel Quillardet Jean-Noël Jeanneney Jean-Paul Brighelli Jean-Paul Delahaye Jean-Paul Mari Jean-Paul Scot Jean-Pierre Changeux Jean-Pierre Chevènement Jean-Pierre Le Goff Jean-Pierre Malosto Jean-Pierre Mignard Jean-Pierre Obin Jean-Pierre Sakoun Jean-Yves Mollier Jeanne Favret-Saada Jeannette Bougrab Jérôme Fourquet Joann Sfar Jorge Clavero Joseph Macé-Scaron Joumana Haddad Jürgen Wertheimer Kamel Daoud Karan Mersch Karim Akouche Karima Bennoune Khaled Slougui L’aurore Laetitia Avia Laetitia Strauch-Bonart Laïcité d’accord Laïcité-Liberté Lallab, Attika Trabelsi Latifa Ibn Ziaten Laure Adler Laure Caille Laurence De Cock Laurence Marchand-Taillade Laurence Rossignol Laurent Bouvet Laurent Dubreuil Laurent Joffrin Laurent Lafforgue Laurent Wauquiez Le Chevalier de La Barre (association) Le Poing commun Le Salon beige Le Siècle Leïla Slimani lemuslimpost Les Nouvelles News Les Profanes Les VigilantEs Liberté pour l’Histoire Libre Pensée (FNLP) Libres MarianneS Ligue de l’enseignement Ligue des Droits de l’Homme (LDH) Ligue du Droit International des Femmes (LDIF) Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) Ligue islamique mondiale Lilian Thuram Lionel Jospin Lorànt Deutsch Loubna Abidar Louis Astre Louis Saisi Loujain al Hathloul Loujain Al-Hathloul Luc Ferry Luc Le Vaillant Luc Rosenzweig Lucien Neuwirth Lunise Marquis Lutte ouvrière Luz Lycée Averroès (Lille) Lydia Guirous Madjid Messaoudene Malek Boutih Malek Chebel Malika Hamidi Malika Sorel Malka Marcovich Manuel Valls Marc Blondel Marc Cohen Marc Ferro Marc Riglet Marc Trevidic Marcel Gauchet Marcela Iacub Marianne Marie Perret Marie-Danielle Gaffric Marie-Françoise Bechtel Marie-Laure Brossier Marika Bret Marine Le Pen Mario Stasi Marion Maréchal Mark Lilla Marlène Schiappa Martin Niemöller Martine Aubry Martine Cerf Martine Gozlan Martine Storti Marwan Muhammad Maryam Namazie Marylin Maeso Mathieu Bock-Côté Mathieu Guidère Maurice Agulhon Max Gallo Médine Mehdi Meklat Miche Vorms Michel Clouscard Michel Guerrin Michel Houellebecq Michel Maffesoli Michel Onfray Michel Seelig Michel Serres Michel Wieviorka Michèle Créoff Michèle Delaunay Michèle Tribalat Michèle Vianès Ministère de l’immigration Mireille Blin Mission interministérielle contre les sectes (Miviludes) Mix-Cité Mohamed Arkoun Mohamed Louizi Mohamed Saou Mohamed Sifaoui Mohammed al-Ajami, alias Ibn al-Dhib Mona Chollet Mona Eltahawy Mona Ozouf Monique Canto-Sperber Monique Dental Mouvement contre le racisme et l’amitié entre les peuples (Mrap) Mouvement Europe et Laïcité - Caedel Mouvement pour la Paix et Contre le Terrorisme (MPCT) Mwasi Nacera Guenif Nader Abou Anas Nadia Benmissi Nadia El Fani Nadia El-Mabrouk Nadia Geerts Nadia Remadna Naëm Bestandji Najat Vallaud-Belkacem Naser Khader Nasr Abu Zayd Nasrin Sotoudeh Natacha Polony Natalia Baleato Nathalie Heinich Nathalie Loiseau Negar Ni Putes Ni Soumises (NPNS) Nicolas Bays Nicole Raffin Niloy Neel Observatoire de la laïcité Observatoire de la laïcité de Saint-Denis Observatoire de la laïcité Drôme Ardèche Observatoire de la laïcité du Val-d’Oise Observatoire de la laïcité scolaire de Seine-Maritime (OLS 76) Observatoire des discriminations Observatoire des inégalités Observatoire du communautarisme Observatoire International de la Laïcité contre les Dérives communautaires Odile Saugues Olivier Beaud Olivier Grenouilleau Olivier Razemon Olivier Roy Olivier Sauton Opus Dei Organisation de lutte contre le racisme anti-blanc (OLRA) Organisation des Nations Unies (ONU) Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) Organisation Etat islamique ("Daech") Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) Pap Ndiaye Pape Paprec Parlement Pascal Boniface Pascal Bruckner Pascal Vesin Pascal-Eric Lalmy Pascale Boistard Patrick Buisson Patrick Gaubert Patrick Kessel Patrick Weil Patronage laïque Jules Vallès Paul Thibaud Paul Veyne Paul Yonnet Peggy Sastre Périco Légasse Philip Roth Philippe Adam Philippe Barbarin Philippe Bilger Philippe Cohen Philippe de Villiers Philippe Dechartre Philippe d’Iribarne Philippe Foussier Philippe Lançon Philippe Muray Philippe Portier Philippe Raynaud Philippe Soual Philippe Val Philippe Verdin Pierre Bergé Pierre Biard Pierre Bourdieu Pierre Brossolette Pierre Dac Pierre Desproges Pierre Juston Pierre Manent Pierre Motais Pierre Nora Pierre Péan Pierre Tevanian Pierre-André Taguieff Pierre-Hervé Grosjean Pinar Selek Planning familial Plantu Politique autrement polony.tv Printemps républicain Prochoix Promouvoir Rachid Abou Houdeyfa, imam de la mosquée de Brest Rachid Benzine Rachid Nekkaz Raef Badaoui Raphaël Enthoven Raphaël Glucksmann Raphaël Liogier Ratzinger (Benoît XVI) Razika Adnani Regards de femmes Régis de Castelnau Régis Debray Régis Soubrouillard Renaud Camus Renaud Dély Renée Fregosi Reporters sans frontières (RSF) République ! République moderne République souveraine Res Publica Respublica Restos du coeur Revue des deux mondes Richard Dawkins Richard Malka Richard Michel Riss Robert Badinter Robert Ménard Robert Redeker Robespierre Roger Scruton Rony Brauman Roxana Maracineanu Sadaf Khadem Sadiq Khan, maire de Londres Saïd Sadi saintdenismaville.com Salman Rushdie Samuel Mayol Samuel Piquet Samuël Tomei Sarah Chiche Sauver les lettres Sciences Po Sens commun Sérénade Chafik Shirin Ebadi Shoukria Haidar Sibeth Ndiaye Siham Andalouci Sihame Assbague Sihem Habchi Simone Veil Smaïn Laacher Soheib Bencheikh Sonia Mabrouk Sonia Nour Sophie Mazet SOS Racisme Souâd Ayada Soufiane Zitouni Steeve Briois Stéphane Dorin Stéphane Durand-Souffland Stéphane Guillon Stéphane Rozès Stéphanie Hennette-Vauchez Sylviane Agacinski Sylviane Roche Syndicat de la magistrature Syndicat national des journalistes (SNJ) Syndicat national des lycées et collèges (Snalc) Tabligh Tahar Ben Jelloun Tania de Montaigne Tareq Oubrou Tariq Ramadan Taslima Nasreen Terra Nova Thierry Ardisson Thierry Mesny Thierry Tuot Tidiane N’Diaye Turki al Hamad Union des étudiants juifs de France (UEJF) Union des Familles laïques (Ufal) Union des jeunes musulmans (UJM) Union des organisations islamiques de France (UOIF) Union française des consommateurs musulmans (UFCM) Union nationale des Associations de défense des Familles et de l’Individu victimes de sectes (Unadfi) Union nationale des étudiants de France (Unef) Union populaire républicaine (UPR), François Asselineau Union rationaliste Union syndicale de la magistrature Université libre de Bruxelles (ULB) Valentine Zuber Valérie Toranian Véronique Corazza Vigilance Universités Vincent Geisser Vincent Peillon Viv(r)e la République Waleed Al-Husseini Walter Benn Michaels : « La Diversité contre l’égalité » Wassyla Tamzali Wiam Berhouma Wikipedia Xavier Bertrand Yamin Makri Yann Moix Yasser Louati Yassine Belattar Yazid Sabeg Yves Agnès Yves Cochet Yves Mamou Yves Michaud Yvon Quiniou Zeev Sternhell Zineb El Rhazoui

Thèmes

Citoyenneté, être français Discriminations Droit, justice Droite Ecole Emmanuel Macron Europe Femmes/hommes François Hollande Gauche Les démolisseurs Liberté de conscience Nicolas Sarkozy Régionalismes Sectes Séparation Voile islamique

Sous-thèmes

"Accomodements raisonnables" "Appropriation culturelle" "Crimes d’honneur" "Discrimination positive" "Djihad judiciaire" "Identité nationale" "Intersectionnalité" "Islamophobie" "Laïcard" Accent Addictions, toxicomanie... Adorateurs de l’Oignon Adultère Âgisme Alévis Alévisme Alimentation : halal, casher, cantines... Alsace-Moselle Amish Animisme Anthroposophie Arbre de la laïcité Armée Athéisme Aumonerie Bahaïsme Bande dessinée Baptême Bibliothèque/médiathèque Bioéthique Blasphème Bouddhisme Caricatures Catalogne Catharisme Catholicisme Centres de loisirs pour enfants Chanson Charia Charte de la laïcité Chevaliers Jedi Cinéma Circoncision Clientélisme Colonialisme Commémoration : nom de lieu Commémorations Commerce Communautarisme, "multiculturalisme", ethnicisation Commune de Paris Complotisme Coptes Corruption Corse Créationnisme Crèches Crèches de Noël Croix, crucifix Culture Culture : patrimoine Culture générale De Gaulle Décès Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen Déclaration universelle des droits de l’homme Délinquance, criminalité Départements Dessin Dessin animé Devise républicaine Discriminations au travail Dons, souscription Drapeau DVD Ecole : charte de la laïcité Ecole : enseignement des langues et cultures d’origine (ELCO) Ecole : enseigner le "fait religieux" Ecole : manuels Ecole : mixité Ecole : programmes Ecole : sélection Ecole : uniforme Ecoles privées Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours (mormons) Eglise orthodoxe Enseignement supérieur Entreprise privée Entreprise publique Entreprise publique : Air France Entreprise publique : RATP Entreprise publique : SNCF Esclavage Excision, mutilations sexuelles Exposition, musée Extrême droite Fêtes religieuses Finance islamique Fonction publique Français nés hors de France ou de parents nés hors de France... Genre Gens du voyage, roms, tsiganes Géographie Gros Guadeloupe Guerre de 14-18 Guyane Hindouisme Histoire Homosexualité Hôpital, santé Imams Immigration Impôts Intégrisme Intelligentsia Islam Jaïnisme Jean Zay Journée de la laïcité Judaïsme Kabylie Kippa Kopimisme Kurdes La République des copains ? La Réunion Langue française Langues régionales Latin, grec Les églises et l’argent Libération (1945) Liberté d’expression Lieux de culte Livre Loi de 1905 Lois mémorielles Lumières Mai 68 Mairies Mariage forcé Mariage, divorce Maronites Marseillaise Maternité, contraception, avortement Mayotte Médaille, décoration Médias Médias : "réseaux sociaux" Meurtres, violences, menaces physiques Monarchie Morale laïque Mourir dans la dignité Musique Mutins de 1917 Nationalité Nazisme Nouvelle-Calédonie Obsèques, cimetière Opéra Outre-mer Parc aquatique Pastafarisme Pédophilie Peinture Pétition Photo Piscine Poème Police Polygamie Pompiers Populisme Prénom Prière de rue Prison Processions, ostensions Prostitution Protestantisme Protestantisme : évangéliques Publicité Quitter une religion, apostasie Racisme anti-asiatique Racisme anti-blanc Radio Ramadan Rappeur Rastafarisme Régions Révolution française (1789) Rituel Rohingyas Roubaix Saint-Denis Salafisme Sarkozy et les sectes Satanistes Science Scientologie Service national Service public Sikhisme Sondages Soufisme Spectacle Sport Statistiques ethniques Statues, scupltures Syndicats Taoïsme Taqiya (dissimulation) Télé Théâtre Tourcoing Tourisme Transhumanisme Transports publics Végétariens Vêtement : "abaya", robe et jupe longues Vêtement : burqini Vichy, Pétain... Voile à la plage Voile au travail Voile intégral (niqab, burqa...) Voilement des enfants Vote, éligibilité Wahhabisme Yézidis Zoroastrisme Zuisme

Evénements

"Gilets jaunes" "Hijab Day" à Sciences Po (2016) "Ils ont volé la laïcité", par Patrick Kessel (2012) "La Tentation radicale, enquête auprès des lycéens" (2018) "Laïque pride" libanaise "Le Rappel à l’ordre" de Daniel Lindenberg (2002) "Les Territoires perdus de la République" (2002) "Ligue du lol" (2019) "Printemps arabe" "Une France soumise" (2017) #balancetonporc #metoo Agressions contre des jeunes juifs à Paris 19e Alain Morvan : un recteur limogé Algérie : baignades groupées des femmes Amina, "femen" tunisienne (2013) Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème (Pakistan) Assasinat d’un prêtre à Saint-Etienne-du-Rouvray (26 juil. 16) Assassinat de policiers à Magnanville (2016) Attaque du 12 mai 2018 (Paris 2e) Attentat : 14 juillet 16 (Nice) Attentat : 19 décembre 16 (Berlin) Attentat : 24 mai 14 (musée juif de Bruxelles), Mehdi Nemmouche Attentat à Québec (29 jan. 17) Attentat de Londres (22 mars 17) Attentat de Manchester (22 mai 17) Attentat de Strasbourg (11 déc. 18) Attentat déjoué près de Notre-Dame de Paris (sept. 16) Attentat du London Bridge (3 juin 17) Attentat du Thalys (21 août 2015) Attentat d’Orlando (Etats-Unis, 12 juin 16) Attentat en Norvège (22 juil. 11), Anders Breivik Attentat en Nouvelle-Zélande (15 mars 19) Attentats : 11 sept. 2001 (Etats-Unis d’Amérique) Attentats : 13 nov. 15 (Paris, Saint-Denis) Attentats : 22 mars 16 (Bruxelles) Attentats : 24 mai 19 (Lyon) Attentats : janvier 2015 (Paris), Kouachi, Coulibaly Attentats : mars 12 (Toulouse, Montauban), Mohamed Merah Attentats : mars 18 (Trèbes, Carcassonne), Radouane Ladkim Attentats de Copenhague (Danemark, 14 et 15 fév. 15) Attentats en Espagne (17 août 17) Beaupréau (Maine-et-Loire) Benzema-Deschamps (2016) Black M à Verdun (2016) Caricatures de Mahomet Carpentras : la crèche Zola débaptisée Chantal Sébire (2008) Charlie : "Toujours Charlie !" aux Folies Bergère, 6 jan. 18 Charlie Hebdo : livre posthume de Charb Charlie Hebdo contre Mediapart (2017) Charlie Hebdo incendié (nov. 11) Charte européenne des langues régionales ou minoritaires Cinéma : "Au nom du fils" (mai 2014) Cinéma : "Bang Gang" (2015) Cinéma : "Des Hommes et des dieux" (2010) Cinéma : "La Boussole d’or" (2007) Cinéma : "La journée de la jupe" Cinéma : "La Vie d’Adèle" (2013) Cinéma : "Persepolis" (2007) Cinéma : "Salafistes" (2015) Cinéma : "Timbuktu" (2014) Cinéma : "Tomboy" (2011) Colloque laïcophobe à l’université Lyon 2 (oct. 17) Commission Stasi (2003) Concours eurovision de la chanson Conférence de l’ONU sur le racisme à Durban (2001) Conférences départementales de la liberté religieuse Décès de Johnny Hallyday Discours de N. Sarkozy à Dakar le 26 juillet 2007 Dr Bonnemaison (2011) Ecole : "Conseil des sages de la laïcité" (2017-18) Ecole : accord sur les diplômes entre la France et le Vatican Ecole : aménagement de concours pour une fête juive (2011) Ecole : communes sans école publique Ecole : dérives intégristes dans un lycée catholique Ecole : loi Carle ("forfait communal") : financement par les communes de la scolarisation dans le privé Ecole : réforme des rythmes scolaires Election européenne 2019 Elections 2012 Elections 2017 Elections 2022 Elections municipales 2020 Elections régionales 2015 Emeutes de 2005 Enlèvement des lycéennes de Chibok (avril 14) Etude Sociovision "Une demande de discrétion religieuse" (nov. 14) Expo : "Dirty Corner" (2015) Expo : "Exhibit B" (2014) Expo : "Piss Christ" (av. 11) Forum "République et islam" (Assemblée nationale, 22 juin 15) Frères musulmans à Lille avec l’UOIF (7 fév. 16) Hassi Messaoud : violences contre des femmes (Algérie, 2010) Incendie de Notre-Dame de Paris (15 av. 19) Interdit aux blancs : camp d’été Interdit aux blancs : festival (2017) Interdit aux blancs : stage de Sud Education (2017) Interdites aux femmes : rues de Paris Interdits aux femmes : cafés Jeux olympiques L’Oncle Sam fait son marché La "discrimination positive" dans la Constitution ? Le Qatar en France Le tout-à-l’égout du Cap Nègre Les églises au CES ? Loi "Egalité et citoyenneté" (2016) Loi "Société de confiance" (2017-18) Loi de 1905 : 110e anniversaire (2015) Loi de 1905 : centenaire Loi de 1905 : inscrire ses principes dans la Constitution Loi Travail (2016) L’ "intersectionnalité" à l’Espé de l’académie de Créteil (mai 17) L’Eglise catholique contre le Telethon L’ONU contre les droits de l’homme ? Macron chez les évêques de France (9 avril 2018) Malala Yousafzai (Pakistan) Manifestations pro-palestiniennes (juillet 14) Mariage annulé, l’épouse n’était pas vierge Mariage homosexuel (2013) Médine au Bataclan (2018) Meeting contre l’"islamophobie" (6 mars 15) Mennel, candidate voilée à "The Voice" (2018) Meriam condamnée à mort pour apostasie (Soudan) Meurtre d’Ilan Halimi (jan.-fév. 06) Meurtre de Mireille Knoll (mars 2018) Meurtre de Sarah Halimi (avril 17) N. Cadene (Observatoire de la laïcité) contre E. Badinter (jan. 16) Nuit debout (2016) Opéra : "Idoménée" de Mozart (2006) Pascal Vésin, prêtre et franc-maçon Ploërmel (Morbihan) Prix de la Carpette anglaise Procès de Djemila Benhabib (2016) Profanation du cimetière juif de Carpentras (mai 1990) Profanation du cimetière juif de Sarre-Union (fév. 15) Pub : "La Cène" de Marithé et François Girbaud (2005) Publier (Haute-Savoie) Raïf Badawi : 1000 coups de fouet pour un blogueur Ramadan : "dé-jeûneurs" Ramadan : "non-jeûneurs" en Algérie Rapport "Clavreul" (fév. 18) Rapport "Cohésion républicaine" dit "rapport Dutheil" (PS, 2015) Rapport "Refondation de la politique d’intégration" (2013) Rapport Benbassa-Lecerf (2014) Rapport Boutih "Génération radicale" (juil. 15) Rapport du Sénat "Les collectivités territoriales et la prévention de la radicalisation" (mars 17) Rapport Institut Montaigne "Un islam français est possible" (sep. 16) Rapport Machelon (2006) Rapport Obin (2004) Rapport parlementaire "Les services publics face à la radicalisation" (juin 19) Rapport Terra Nova "Gauche : quelle majorité électorale ?" (2011) Rapport Terra Nova : "Pour une citoyenneté musulmane" (2011) Rapport Tuot : "Pour une société inclusive" (fév. 13) Rassemblement UOIF au Bourget (mai 16) Ratzinger (Benoît XVI) contre la laïcité Ratzinger (Benoît XVI) en France (sept. 08) Rayhana agressée à Paris Référendum sur le traité constitutionnel européen (TCE), le 29 mai 2005 Responsable Unef voilée (2018) Robert Redeker menacé de mort Roubaix : conférence de Hani Ramadan (fév. 17) Saint-Denis : censure (27 mai 15) Saint-Denis : menaces, violences, contre un directeur d’IUT (2014) Sakineh (Iran, 2010) Salon de la femme musulmane (Pontoise, 2015) Sarkozy : l’UMP se rebaptise "Les Républicains" Sarkozy à Riyad Sarkozy au Latran (déc. 07) Strauss-Kahn (mai 2011) Théâtre : "Golgota Picnic" (déc. 11) Théâtre : "Sur le concept du visage du fils de Dieu" (oct. 11) Théâtre : pièce d’Eschyle empêchée à la Sorbonne (mars 19) Tintin raciste ? Traité transatlantique (Tafta) Turquie : interdiction du parti au pouvoir ? Un prêtre à la présidence de l’université de Strasbourg (2016) Vincent Lambert Viols à Cologne (31 déc. 15) Viols à Telford Voile : accompagnatrices de sorties scolaires Voile à l’école : Creil (1989) Voile dans un gîte : l’affaire Truchelut Voile dans une crèche (Baby-Loup)

Pays

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