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	<title>La gauche et les classes populaires &#8211; Comité Laïcité République</title>
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	<title>La gauche et les classes populaires &#8211; Comité Laïcité République</title>
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	<item>
		<title>Christophe Guilluy : « La France périphérique paie, la métropole regarde » (Marianne, 30 av. 26)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 21:43:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Christophe Guilluy]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse (Marianne, 30 av. 26) Christophe Guilluy, géographe (Marianne, 30 av. 26). Lire &#34;Christophe Guilluy : &#34;La France périphérique paie, la métropole regarde&#34;. « La hausse du gazole va bien au-delà d’un choc conjoncturel dans une économie sous tension. Derrière ce sujet qui passera vite de mode, il faut voir un révélateur brutal des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<p class="spip-soustitre"><strong>(<i>Marianne</i>, 30 av. 26) Christophe Guilluy, géographe</strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(<i>Marianne</i>, 30 av. 26).</p>
</div>
<p>Lire <a href="https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/christophe-guilluy-la-france-peripherique-paie-la-metropole-regarde">&quot;Christophe Guilluy : &quot;La France périphérique paie, la métropole regarde&quot;</a>.</p>
<p>« La hausse du gazole va bien au-delà d’un choc conjoncturel dans une économie sous tension. Derrière ce sujet qui passera vite de mode, il faut voir un révélateur brutal des fractures territoriales françaises : une taxe carbone de fait, invisible, non votée, non redistribuée – mais immédiatement payée, et surtout inégalement répartie.</p>
<p>Les données de l’Insee sont connues, mais leur portée reste largement sous-estimée : les ménages ruraux et, plus largement, ceux éloignés des métropoles supportent une charge énergétique bien supérieure à celle des habitants des grandes villes. Plus dépendants de la voiture, du chauffage individuel, ils sont en première ligne. [&#8230;] »</p>
<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
<hr>
<div class="spip-ps">
<p>Voir aussi dans la Revue de presse le dossier <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1695">Christophe Guilluy</a> dans <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1481">La gauche et les classes populaires</a> dans <a href="https://laicite-republique.org/?cat=993">Gauche</a> <em>(note de la rédaction CLR)</em>.</p>
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<h2>Documents joints</h2>
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<li class="spip-document-item"><a class="spip-document-link" href="/wp-content/uploads/2026/05/cg.png"><span class="spip-document-thumb-wrap"><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://laicite-republique.org/wp-content/uploads/2026/05/cg-150x150.png" class="spip-document-thumb" alt="cg.png" loading="lazy" /></span><span class="spip-document-title">cg.png</span> <span class="spip-document-mime">image/png</span></a></li>
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			</item>
		<item>
		<title>Christophe Guilluy : « Nous avons assisté aux premières élections municipales sans le peuple » (Le Figaro magazine, 27 mars 26)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 09:33:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Christophe Guilluy]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse (Le Figaro magazine, 27 mars 26) Christophe Guilluy, géographe (Le Figaro magazine, 27 mars 26). Lire &#34;Christophe Guilluy : « Nous avons assisté aux premières élections municipales sans le peuple »&#34;. [Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<p class="spip-soustitre"><strong>(<i>Le Figaro magazine</i>, 27 mars 26) Christophe Guilluy, géographe</strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(<i>Le Figaro magazine</i>, 27 mars 26).</p>
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<p>Lire <a href="https://www.lefigaro.fr/vox/politique/christophe-guilluy-nous-avons-assiste-aux-premieres-elections-municipales-sans-le-peuple-20260326">&quot;Christophe Guilluy : « Nous avons assisté aux premières élections municipales sans le peuple »&quot;</a>.</p>
<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
<hr>
<div class="spip-ps">
<p>Voir aussi dans la Revue de presse le dossier <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1695">Christophe Guilluy</a> dans <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1481">La gauche et les classes populaires</a> dans <a href="https://laicite-republique.org/?cat=993">Gauche</a> <em>(note de la rédaction CLR)</em>.</p>
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<h2>Documents joints</h2>
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<li class="spip-document-item"><a class="spip-document-link" href="/wp-content/uploads/2026/03/260327figmagune.jpg"><span class="spip-document-thumb-wrap"><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://laicite-republique.org/wp-content/uploads/2026/03/260327figmagune-150x150.jpg" class="spip-document-thumb" alt="260327figmagune.jpg" loading="lazy" /></span><span class="spip-document-title">260327figmagune.jpg</span> <span class="spip-document-mime">image/jpeg</span></a></li>
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		<title>«  »Arriérés », « racistes », « presque tous obèses » : Mélenchon et les ruraux, un mépris qui vient de loin » (Marianne, 19 sept. 24)</title>
		<link>https://laicite-republique.org/arrieres-racistes-presque-tous-obeses-melenchon-et-les-ruraux-un-mepris-qui-vient-de-loin-marianne-19-sept-24/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Sep 2024 19:48:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La gauche et les classes populaires]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse (Marianne, 19 sept. 24) (Marianne, 19 sept. 24). « Il faut mobiliser la jeunesse et les quartiers. Tout le reste, laissez tomber, on perd notre temps. » [Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.] « Si le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<p class="spip-soustitre"><strong>(<i>Marianne</i>, 19 sept. 24)</strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(<i>Marianne</i>, 19 sept. 24). « Il faut mobiliser la jeunesse et les quartiers. Tout le reste, laissez tomber, on perd notre temps. »</p>
</div>
<div class="spip-chapo">
<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
<p>« Si le rejet du tribun insoumis envers les Français vivant à la campagne s&rsquo;est intensifié ces derniers mois sur fond de bataille idéologique avec François Ruffin, la carrière politique de Jean-Luc Mélenchon est émaillée de déclarations condescendantes à l&rsquo;égard des ruraux. Magnéto.</p>
<p>Par Hadrien Mathoux</p>
</div>
<p>Lire <a href="https://www.marianne.net/politique/arrieres-racistes-presque-tous-obeses-melenchon-et-les-ruraux-un-mepris-qui-vient-de-loin">&quot;&quot;Arriérés&quot;, &quot;racistes&quot;, &quot;presque tous obèses&quot; : Mélenchon et les ruraux, un mépris qui vient de loin&quot;</a>.</p>
<p>Le malentendu est tenace entre une famille politique, la gauche, qui s&rsquo;est donnée pour vocation première d&rsquo;émanciper les classes populaires, et la fraction rurale de ces dernières, qui se refuse à elle depuis des décennies. Trop conservateurs, trop attachés au terroir et aux traditions, les habitants des campagnes ? Trop urbaine, trop bourgeoise, finalement méprisante, la gauche ?</p>
<p>Ces dernières années, la question de la sous-performance historique de la gauche dans les campagnes a pris un tour plus décisif : sous l&rsquo;impulsion de Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise accentue jusqu&rsquo;à la caricature une stratégie électorale uniquement tournée vers les grands centres urbains peuplés d&rsquo;électeurs diplômés, et leurs banlieues remplies de citoyens de culture musulmane que LFI tente de séduire via un discours communautariste. Face à cette tendance, toute une partie de la gauche, François Ruffin en tête, s&rsquo;insurge : non seulement la gauche pourrait parler aux ouvriers et employés qui peuplent la « France périphérique » et la ruralité, argue-t-il, mais en plus elle en aurait le « devoir moral ».</p>
<p>Le choix de Mélenchon semble pourtant fait. Ce samedi 7 septembre, en marge d&rsquo;une manifestation, il lâche, capté par des micros : « Il faut mobiliser la jeunesse et les quartiers. Tout le reste, laissez tomber, on perd notre temps. » Une saillie qui a excédé Ruffin, déjà en rupture de ban avec LFI, et provoqué des échanges d&rsquo;une violence inouïe entre le Picard et les insoumis. Une saillie qui s&rsquo;inscrit surtout dans la longue durée : en réalité, Jean-Luc Mélenchon a toujours considéré avec méfiance, voire avec mépris, ces Français des champs qu&rsquo;il préconise aujourd&rsquo;hui d&rsquo;abandonner dans les bras du Rassemblement national. Retour en arrière à travers cinq épisodes clefs.</p>
<p>Le gamin de Tanger</p>
<p>Jean-Luc Mélenchon est un immigré. Le futur candidat à la présidentielle est né en 1951 à Tanger, de parents pieds-noirs. Son déménagement en Normandie, en 1962, est un traumatisme. Outre les rudesses du climat et le divorce de ses parents, le jeune Mélenchon supporte mal de passer du Maroc à la campagne métropolitaine. Un entretien accordé à Hit-Radio garde la trace de cette rancœur, à l&rsquo;origine des choix de vie de l&rsquo;homme politique : « Je ne supporte plus de vivre autrement que dans un endroit où les gens sont mélangés », revendique le résident du 10e arrondissement de Paris, qui affirme qu&rsquo;il « ne peut pas survivre quand il n&rsquo;y a que des blonds aux yeux bleus ».</p>
<p>Dans le même entretien, Mélenchon se montre particulièrement désobligeant envers les habitants du « coin perdu » qu&rsquo;est le pays de Caux, contrée normande dans lequel il débarque à onze ans : « Les gens n&rsquo;avaient jamais vu personne, hélas pour eux les malheureux souffraient d&rsquo;un alcoolisme épouvantable. (&#8230;) Donc nous étions consternés. Et personne ne parlait aucune espèce de langue étrangère, la France des campagnes était extraordinairement arriérée par rapport au Maroc des villes. Casablanca était une ville plus moderne que Clermont-Ferrand. » Ses écrits le montrent, en matière de lieux de vie, Mélenchon a toujours réservé sa fascination pour les aires urbaines : c&rsquo;est ici que les choses se passent, que les humains se mélangent, que les révolutions se forment. Mais à de plus rares instants, comme ici, il laisse transparaître un mépris affiché pour le peuple des campagnes.</p>
<p>Sur la Corse, le regard du jacobin</p>
<p>Une première trace de ce trait de caractère mélenchonien peut être trouvée en août 2000. « JLM » est alors ministre délégué à l&rsquo;enseignement professionnel, et il écrit au sujet d&rsquo;un thème qui fracture la gauche plurielle du gouvernement Jospin : la question corse. Faut-il laisser davantage d&rsquo;autonomie à l&rsquo;île de Beauté ? Mélenchon répond, forcément, par la négative, dans une tribune publiée par… Marianne. Son jacobinisme conséquent lui intime alors logiquement de militer pour l&rsquo;application uniforme et égalitaire de la loi sur tout le territoire national, et de lutter contre le régionalisme ethniciste des Corses.</p>
<p>Mais dans le texte affleure également un rejet plus profond, plus viscéral : « Le déshonneur ordinaire de l&rsquo;île contamine l&rsquo;État Républicain : faute d&rsquo;être capable de l&rsquo;éradiquer, il en devient partie prenante », estime Mélenchon, qui y ajoute un passage lourd de sous-entendus sur l&rsquo;arriération supposée d&rsquo;une partie du peuple corse : « N&rsquo;en déplaise aux griots du culte des racines et aux rebouteux de l&rsquo;identité par le terroir, nous sommes très nombreux aussi à vouloir construire nous-mêmes notre identité culturelle en faisant librement notre miel de tout ce qui nous convient, sans subir au préalable l&rsquo;accord du clan, la loi du grand-père, les préceptes de la grand-mère ni les coutumes dignes de leurs ancêtres ». Au point d&rsquo;estimer qu&rsquo;il serait « préférable de perdre la Corse que d&rsquo;être obligé de lui ressembler. Car bien sûr, mieux vaudrait perdre la Corse que la République ».</p>
<p>La blessure d&rsquo;Hénin-Beaumont</p>
<p>Lors des législatives de 2012, Mélenchon tente un coup politique : il vient défier Marine Le Pen sur les terres ouvrières d&rsquo;Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais. Quelques mois après sa défaite dès le premier tour, le leader du Front de gauche avouera qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de sa « pire campagne ». Dans le bassin minier, « JLM » découvre un peuple qui ne correspond pas à l&rsquo;image d&rsquo;Épinal (ou de Germinal ?) qu&rsquo;il s&rsquo;est forgée. Un reportage le montre, en mai 2012, injurier un partisan du Front national qui l&rsquo;accuse de gagner 40 000 euros par mois : « Regardez moi ce gros imbécile », « Tu es un crétin et c&rsquo;est tout », « Vous avez un pois chiche à la place du cerveau »… les noms d&rsquo;oiseaux pleuvent.</p>
<p>Mais il y a peut-être plus grave que cet échange viril. François Ruffin le relate dans son dernier livre, <em>Itinéraire &#8211; Ma France en entier, pas à moitié !</em> (Les Liens qui libèrent) : « Quand [Mélenchon] me racontait Hénin, c’était à la limite du dégoût, écrit le Picard : “On ne comprenait rien à ce qu’ils disaient…”, “Ils transpiraient l’alcool dès le matin…”, “Ils sentaient mauvais…”, “Presque tous obèses…” ». Propos inventés de toutes pièces pour régler des comptes, ou échanges véridiques ? Impossible de trancher, mais les réflexions de l&rsquo;insoumis concernant l&rsquo;alcoolisme et l&rsquo;arriération des Nordistes ressemblent à d&rsquo;autres propos qu&rsquo;il a pu tenir, micro ouvert cette fois-ci…</p>
<p>La théorisation du rejet</p>
<p>Après la présidentielle 2022, Jean-Luc Mélenchon se met à théoriser explicitement ce qu&rsquo;il avait jusqu&rsquo;ici seulement mis en pratique : l&rsquo;abandon des zones rurales et périphériques, au profit d&rsquo;une stratégie électorale uniquement conçue pour surperformer dans les banlieues. L&rsquo;insoumis veut triompher avec la « nouvelle France », celle « dont les parents émigrés des autres continents et des autres provinces de France se sont rassemblés dans ces grands ensembles urbains que l’on voit partout sur notre territoire ».</p>
<p>Dans les colloques de l&rsquo;Institut La Boétie, qu&rsquo;il a fondé, Mélenchon assume son virage : « Bien sûr, il faut aller chercher les milieux ruraux, déclassés, etc. Qui va dire le contraire ? Mais le gros de la troupe, qui va nous faire gagner, ce sont les quartiers populaires où on vote pour nous à 80 % au premier tour, mais où 30 % seulement vont voter. Si nous montons à un niveau égal à celui de la participation du reste de la société, nous avons gagné. »</p>
<p>Dans Le Monde, François Ruffin, encore lui, dénonce les propos tenus par « JLM » après l&rsquo;entrée de 89 députés RN à l&rsquo;Assemblée : « Mélenchon déclarait : « De toute façon, ces terres-là n&rsquo;ont jamais accepté la démocratie et la République » », désignant pourtant « le Pas-de-Calais, la Picardie, le Midi rouge, qui pendant un siècle ont envoyé des députés communistes et socialistes dans l&rsquo;hémicycle ». Le tribun aurait ajouté, dépité : « Pour dénazifier l&rsquo;Allemagne, ça a pris un demi-siècle, alors bon… ». Une manière, selon Ruffin, de « choisir l&rsquo;abandon » et de « découper la France en « segments » ».</p>
<p>De l&rsquo;indifférence à l&rsquo;injure</p>
<p>Non content de renoncer à conquérir ces territoires dans lesquels la gauche recule d&rsquo;année en année, Jean-Luc Mélenchon s&rsquo;est récemment mis à leur asséner toute sa morgue. Ce faisant, il s&rsquo;inscrit dans les pas d&rsquo;une certaine gauche urbaine, qui ne l&rsquo;a pas attendu pour cracher son mépris à l&rsquo;égard du Français des champs, forcément « beauf », vulgaire, à l&rsquo;esprit étriqué. En juillet dernier, le patron de la France insoumise estime dans La Repubblica qu&rsquo;il est impossible de « reconquérir les électeurs du RN » dans les campagnes : « Nous avons proposé un salaire minimum à 1 600 euros, la restauration des maternités, la réouverture des écoles dans les zones périphériques… ça ne marche pas, et vous savez pourquoi ? Leur priorité, c’est le racisme. Leur problème numéro 1, c’est les Arabes et les Noirs. »</p>
<p>Plus récemment, c&rsquo;est à l&rsquo;occasion des universités d&rsquo;été de LFI que Mélenchon s&rsquo;autorise une énième pique, totalement gratuite celle-ci. Lors de son discours, l&rsquo;insoumis dresse d&rsquo;abord l&rsquo;éloge des Martiniquais, qui selon lui « ont toujours cultivé un certain sentiment d&rsquo;élite intellectuelle. (&#8230;) Quand vous faites à la fois Césaire, Frantz Fanon, Glissant et Chamoiseau, vous ne pouvez pas dire, on est n&rsquo;importe où ». À ce compliment envers les Antillais, l&rsquo;ancien candidat à la présidentielle croit alors bon d&rsquo;ajouter : « En Lozère, vous n&rsquo;avez pas ça, vous avez juste à vous en rendre compte ». L&rsquo;attrait pour la « créolisation » semble décidément devoir être systématiquement associé, chez Mélenchon, au dégoût pour la France profonde. »</p>
<hr>
<div class="spip-ps">
<p>Voir aussi dans la Revue de presse les dossiers <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1481">La gauche et les classes populaires</a>, <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1486">La France insoumise (LFI)</a>, <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1482">Terra Nova</a>, <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1483">Gauche et islamisme</a>, <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1567">LFI et islamisme</a> <em>(note de la rédaction CLR)</em>.</p>
</div>
<p><!-- spip-documents-joints --></p>
<hr class="spip-documents-separator" />
<div class="spip-documents-joints">
<h2>Documents joints</h2>
<ul class="spip-documents-list">
<li class="spip-document-item"><a class="spip-document-link" href="/wp-content/uploads/2024/09/240919marianneune-2.jpg"><span class="spip-document-thumb-wrap"><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://laicite-republique.org/wp-content/uploads/2024/09/240919marianneune-2-150x150.jpg" class="spip-document-thumb" alt="240919marianneune-2.jpg" loading="lazy" /></span><span class="spip-document-title">240919marianneune-2.jpg</span> <span class="spip-document-mime">image/jpeg</span></a></li>
</ul>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>« Entre Ruffin et Mélenchon, le clash populaire » (Libération, 13 sept. 24)</title>
		<link>https://laicite-republique.org/entre-ruffin-et-melenchon-le-clash-populaire-liberation-13-sept-24/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Sep 2024 00:59:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La gauche et les classes populaires]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse (Libération, 13 sept. 24) (Libération, 13 sept. 24). Réunir « la France des tours et celle des bourgs ». . [Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.] François Ruffin, Itinéraire: Ma France en entier, pas à moitié ! [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<p class="spip-soustitre"><strong>(<i>Libération</i>, 13 sept. 24) </strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(<i>Libération</i>, 13 sept. 24). Réunir « la France des tours et celle des bourgs ».<br />
.</p>
</div>
<div class="spip-chapo">
<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
<p><strong>François Ruffin, <em>Itinéraire: Ma France en entier, pas à moitié !</em> éd Les Liens qui libèrent, 11 sept. 2024, 160 p.</strong></p>
</div>
<p>Lire <a href="https://www.liberation.fr/politique/entre-francois-ruffin-et-jean-luc-melenchon-le-clash-populaire-20240912_T7ZUD2JKXVBELKTXIKRITTRFAU/">&quot;Entre François Ruffin et Jean-Luc Mélenchon, le clash populaire&quot;</a>,</p>
<p><a href="https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/jean-luc-melenchon-francois-ruffin-le-pave-communautariste-dans-la-mare-de-la-gauche-20240912_2FFEXFIZLFFQJNMJZCRQTNH7ME/">&quot;Jean-Luc Mélenchon-François Ruffin : le pavé communautariste dans la mare de la gauche&quot;</a></p>
</p>
</p>
<p>« En 2012, Mélenchon sort « secoué » d&rsquo;Hénin-Beaumont »</p>
<p><a href="https://www.liberation.fr/politique/la-pire-campagne-que-jai-vecue-en-2012-melenchon-et-le-fantasme-dun-monde-ouvrier-disparu-dans-le-futur-fief-du-rn-20240913_5KKJPEJBW5H7RMT25CEOYSL3O4/">&quot;«La pire campagne que j’ai vécue» : en 2012, Mélenchon et le fantasme d’un monde ouvrier disparu dans le futur fief du RN&quot;</a>.</p>
</p>
<p><!-- spip-documents-joints --></p>
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<h2>Documents joints</h2>
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		<title>Christophe Guilluy : « La conversation médiatique aujourd’hui, c’est le salon parisien du XIXe siècle » (L&#8217;Express, 11 juil. 24)</title>
		<link>https://laicite-republique.org/christophe-guilluy-la-conversation-mediatique-aujourdhui-cest-le-salon-parisien-du-xixe-siecle-lexpress-11-juil-24/</link>
					<comments>https://laicite-republique.org/christophe-guilluy-la-conversation-mediatique-aujourdhui-cest-le-salon-parisien-du-xixe-siecle-lexpress-11-juil-24/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jul 2024 23:16:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Christophe Guilluy]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse (L&#039;Express, 11 juil. 24) (L&#8217;Express, 11 juil. 24). [Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.] Lire &#34;Christophe Guilluy : &#34;La conversation médiatique aujourd’hui, c’est le salon parisien du XIXe siècle&#34;&#34;. Société. Selon l’essayiste, la représentation inéquitable [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<p class="spip-soustitre"><strong>(<i>L&#039;Express</i>, 11 juil. 24)</strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(<i>L&rsquo;Express</i>, 11 juil. 24).</p>
</div>
<div class="spip-chapo">
<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
</div>
<p>Lire <a href="https://www.lexpress.fr/societe/christophe-guilluy-la-conversation-mediatique-aujourdhui-cest-le-salon-parisien-du-xixe-siecle-H3PUGOH76FA7VE7UBGEYXX6N44/">&quot;Christophe Guilluy : &quot;La conversation médiatique aujourd’hui, c’est le salon parisien du XIXe siècle&quot;&quot;</a>.</p>
<p>Société. Selon l’essayiste, la représentation inéquitable des points de vue dans la conversation publique est au cœur de la crise démocratique que nous traversons. Il en analyse les mécanismes et les conséquences.</p>
<p>Certains se demandent aujourd’hui : comment en est-on arrivé là ? D’autres tâchent de le documenter depuis de longues années. C’est le cas de l’essayiste Christophe Guilluy, qui fouille depuis Fractures françaises (Françoise Bourin, 2010) et La France périphérique (Flammarion, 2014) la nouvelle partition culturelle, sociale, géographique et politique qui taraude les sociétés occidentales modernes. En vingt ans, sa grille de lecture s’est fait connaître dans de nombreux pays, jusqu’à être saluée comme la plus pertinente par le célèbre éditorialiste du Financial Times Christopher Caldwell. En ce lendemain d’une élection historique, Christophe Guilluy approfondit pour L’Express un aspect de la fracture à laquelle on ne réfléchit probablement pas assez : la conversation publique est-elle déconnectée de ce qui se dit, se constate, et se débat chez les Français ordinaires ?</p>
<p>Par Anne Rosencher</p>
<p>L’Express : Quand elle a inventé la démocratie, la Grèce antique a fait de l’agora d’Athènes son cœur battant. Aujourd’hui, c’est dans les médias que s’organise cette conversation publique &#8211; alimentée par les politiques, les journalistes, les syndicalistes, les intellectuels, etc. Joue-t-elle son rôle de représentation des points de vue ?</p>
<p>Christophe Guilluy : La « conversation publique » n’a de sens que s’il existe une connexion culturelle entre le bas et le haut de la société. Cette connexion est essentielle, vitale pour la démocratie. On me caricature parfois en essayiste anti-élites, mais c’est faux : pour peu qu’elles jouent leur rôle, les élites politiques, intellectuelles, médiatiques, etc., exercent une mission indispensable dans la société. Seulement, pour que cela fonctionne, il faut que les élites reconnaissent qu’il existe une culture et une complexité produites par les gens ordinaires dont elles doivent se nourrir de la même manière qu’elles prétendent, elles, alimenter et éclairer le reste de la société. Cette reconnaissance d’un apport mutuel fonctionne plus ou moins bien selon les époques ; aujourd’hui, elle est totalement rompue.</p>
<p>Quand a-t-elle bien fonctionné ?</p>
<p>La force de l’Occident après guerre fut très largement celle d’une classe moyenne et populaire majoritaire, qui avait trouvé sa place économique, culturelle, qui pouvait se regarder sans rougir au miroir de représentations positives dans le monde du cinéma, dans le monde médiatique, etc. J’aime citer l’exemple de La Bête humaine, le film de Renoir adapté du roman de Zola. Le héros de ce film – réalisé par un grand bourgeois – est un cheminot, incarné par Jean Gabin, qui, malgré la complexité et la part d’ombre de son personnage, donne clairement à voir quelque chose dont on peut être fier. Où sont passées ces représentations ni surplombantes ni misérabilistes ? Politiquement, on pourrait aussi parler des élites gaullo-communistes, qui faisaient le lien… Ç’a vraiment été la force de l’Occident que de donner une place digne aux classes moyenne et populaire.</p>
<p>Quand cette connexion culturelle s’est-elle rompue ?</p>
<p>Dans les années 1980, la tertiarisation de l’économie française a conduit à ce que les richesses se concentrent de plus en plus dans les métropoles, ce qui a entraîné, par effet domino, une partition géographique du territoire par le prix du mètre carré. Désormais, les 20 % des Français appartenant aux catégories socioculturelles supérieures vivent majoritairement dans ces villes citadelles, où elles n’entendent ni ne voient les préoccupations des « gens ordinaires » &#8211; de toutes couleurs, origines, ou confessions. Ces élites, sûres de leur supériorité intellectuelle (par la grâce de leur diplôme notamment) et de leur supériorité morale (par la grâce de leur discours tourné vers « l’Autre »), supportent difficilement qu’on leur dise à quel point, en réalité, elles sont enfermées dans une vision parcellaire et égoïste des choses. A quel point elles ont abandonné le bien commun. Leur quotidien ne croise quasiment jamais celui des catégories populaires, sauf quand elles y font appel pour livrer leurs repas, ou pour garder les enfants. La vraie altérité, c’est l’altérité sociale. Et aujourd’hui on ne se mélange plus du tout. On n’est même plus « voisins ».</p>
<p>Selon vous, à quoi mesure-t-on la déconnexion de la « conversation publique » par rapport à l’état d’esprit des Français ordinaires ? Quels en sont les marqueurs ?</p>
<p>La conversation publique d’aujourd’hui est en grande part une transposition médiatisée du salon parisien du XIXe siècle. Sa fonction est en quelque sorte de préserver le statut social de la bourgeoisie en mettant en lumière la supériorité morale de cette dernière, et ses vertus nécessaires pour la société. Chaque « salon » est adossé à la morale de son époque. Aujourd’hui, on y trouve un certain nombre de totems et tabous : antiracisme dévoyé, féminisme dévoyé, écologie dévoyée, etc. Moins le modèle économique fonctionne – c’est-à-dire plus il est évident qu’il exclut une majorité de citoyens du grand banquet de la croissance et de la culture –, et plus l’élite politique, médiatique, artistique et universitaire en rajoute dans la moraline. La bourgeoisie progressiste défend sa position en produisant à l’infini une nouvelle morale, un nouveau ciel étoilé. Mais ça ne prend plus. D’autant moins, au reste, qu’il y a beaucoup d’hypocrisie chez ceux que je nomme les Dorian Gray du progressisme.</p>
<p>Les Dorian Gray du progressisme ?</p>
<p>Dans le célèbre roman d’Oscar Wilde, le personnage principal peut conserver sa beauté d’adolescent parce que son portrait, lui, s’enlaidit au fil des années, de ses méfaits et de sa cruauté. De la même façon, certains parangons du progressisme – généralement les plus zélés – peuvent faire des déclarations du genre « plus féministe que moi tu meurs », tout en cachant des comportements de violeurs ou de harceleurs. Les gens en ont marre de se faire donner la leçon par de tels tartufes.</p>
<p>Certains rétorqueront qu’il existe des médias de différentes sensibilités, voire des médias d’opinion. Par ailleurs, même dans les médias les plus « mainstream », certaines voix y font entendre d’autres points de vue, non ?</p>
<p>Oui. Avec, parfois, un statut d’hérétiques, qu’on prend soin d’inviter, en position minoritaire : on ne peut tout de même pas donner dans l’entre-soi à 100 % !</p>
<p>Vous avez parfois eu le sentiment d’avoir été invité pour jouer ce rôle ?</p>
<p>Ça a pu m’arriver. [Rires.] Je remarque que, dans ce cas, la puissance invitante prend soin de marquer une distance. On dit : « l’essayiste controversé » ; on me pose des questions du type « vos &lsquo;thèses&rsquo; sont reprises par l’extrême droite »… Sympa ! Oubliant de dire que la France périphérique n’est pas une « thèse », mais une photographie de la réalité et que ce concept est en fait repris par toute la classe politique, les universitaires et les sondeurs, qui parlent maintenant tous les jours d’une France des campagnes, du périurbain, des petites villes, des villes moyennes, c’est-à-dire la définition que je donne depuis vingt ans de la France périphérique.</p>
<p>Mais dans les débats, les signaux faibles sont suffisants pour indiquer à l’audience que « lui, pas bon, pas du sérail ». De manière générale, les voix dissonantes sont dissuadées d’être trop sincères dans leur diagnostic.</p>
<p>Comment ?</p>
<p>Les « bad buzz », les tribunes de dénonciation, bref, les mécanismes de disqualification intimident psychologiquement, mais aussi professionnellement. Car derrière il y a un enjeu de postes et de business. Par exemple, pour obtenir un poste à l’université – où cela fonctionne par cooptation – mieux vaut éviter de se retrouver avec l’étiquette « sulfureux ». Pour pouvoir donner des conférences, obtenir des missions, c’est pareil. Même les chercheurs ont besoin de se financer, et ces financements peuvent venir des conférences en entreprise, des missions données par les collectivités locales, etc., qui constituent un marché restreint. Alors certains se servent de l’idéologie et de la morale dominantes pour disqualifier la concurrence. Personnellement, j’ai toujours essayé de me battre avec les armes que j’avais, c’est-à-dire des livres et une pensée. Je pensais que c’était diagnostic contre diagnostic. Je me suis aperçu que ça ne marchait pas du tout comme cela.</p>
<p>Ces mécanismes d’intimidation limitent-ils l’expression sincère dans la conversation publique ?</p>
<p>C’est évident. Mille fois on m’a dit : « Ton problème, c’est que tu dis et écris ce que tu penses. » C’est vrai : non seulement je dis ce que je pense, mais je rapporte ce que je vois. Sinon, autant changer de métier. Quand je fais des enquêtes terrain auprès de Français de la classe moyenne ou populaire, on me parle d’immigration. Pas seulement les « petits Blancs », comme on les nomme avec mépris. Des Français de toutes origines me parlent des inquiétudes que peuvent soulever les transformations démographiques de leur voisinage, ou de la grande ville aux environs. Mais ce simple diagnostic-là est « sulfureux ». Pour le « salon », l’inquiétude autour des flux migratoires est au mieux une invention de l’extrême droite, au pis la preuve que le peuple français est raciste. Ce qui est le plus révoltant dans tout cela, c’est qu’un débat serein est empêché par des hypocrites qui, dans la vie, se comportent en parfaits sécessionnistes sociaux et ethniques. Beaucoup de ces gens mentent. Ehontément. Ce qui en dit long sur leur abandon du bien commun. Se soucier du bien commun nécessite forcément de l’honnêteté : tu ne peux pas faire lien avec l’autre si tu mens.</p>
<p>Quel est le dommage démocratique de tout cela ? A quoi conduit cette dysmorphie de la conversation publique par rapport aux conversations de millions de Français ordinaires ?</p>
<p>Le rôle de la conversation publique est existentiel. Vital. Celui de faire émerger toutes les représentations contradictoires d’une société, de tous les groupes sociaux. Une démocratie cohérente doit pouvoir produire des représentations positives des uns et des autres, pas seulement une représentation positive des uns et une représentation négative des autres. Aujourd’hui, on paie trente ans de représentation négative de la majorité ordinaire. Il est évident que ça ne peut pas durer. On ne peut pas faire vivre une société si la conversation publique est truquée, si elle devient un théâtre de A à Z. Sinon, ça s’appelle l’URSS. Et même en URSS les gens continuaient à parler entre eux. Par messes basses. Je crois que nous sommes vraiment au bout de ce chemin. La prise de conscience est inévitable.</p>
<hr>
<div class="spip-ps">
<p>Voir aussi dans la Revue de presse le dossier <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1695">Christophe Guilluy</a> dans la rubrique <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1481">La gauche et les classes populaires</a> dans <a href="https://laicite-republique.org/?cat=993">Gauche</a> <em>(note de la rédaction CLR)</em>.</p>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Christophe Guilluy : « Il n’y a pas trois blocs mais deux : les métropoles contre la France périphérique » (Le Figaro, 16 juil. 24)</title>
		<link>https://laicite-republique.org/christophe-guilluy-il-ny-a-pas-trois-blocs-mais-deux-les-metropoles-contre-la-france-peripherique-le-figaro-16-juil-24/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jul 2024 08:33:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Christophe Guilluy]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse (Le Figaro, 16 juil. 24). Christophe Guilluy, géographe (Le Figaro, 16 juil. 24). « Le RN n’est pas plus « la droite » que le NFP n’est « la gauche ». » [Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<p class="spip-soustitre"><strong>(<i>Le Figaro</i>, 16 juil. 24). Christophe Guilluy, géographe</strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(<i>Le Figaro</i>, 16 juil. 24). « Le RN n’est pas plus « la droite » que le NFP n’est « la gauche ». »</p>
</div>
<div class="spip-chapo">
<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
<p><strong>Christophe Guilluy, <em>Les Dépossédés</em>, éd. Flammarion, oct. 2022, 240 p., 19 euros.</strong></p>
</div>
<p>Lire <a href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/christophe-guilluy-il-n-y-a-pas-trois-blocs-mais-deux-les-metropoles-contre-la-france-peripherique-20240715">&quot;Christophe Guilluy: «Il n&#039;y a pas trois blocs mais deux, les métropoles contre la France périphérique»&quot;</a>.</p>
<p>Christophe Guilluy: «Il n&rsquo;y a pas trois blocs mais deux, les métropoles contre la France périphérique»</p>
<p>Par Alexandre Devecchio</p>
</p>
<p>GRAND ENTRETIEN &#8211; Pour le géographe, le résultat des dernières élections législatives a moins donné à voir une tripartition électorale qu’une opposition durable entre France des métropoles et France périphérique, deux réalités socioculturelles indépassables.</p>
<p>LE FIGARO. &#8211; Vous aviez analysé les résultats des Européennes comme la conséquence d’un puissant mouvement de contestation venu de la France populaire. Un mouvement que vous présentez comme quasi inarrêtable. Le barrage a pourtant une nouvelle fois bien fonctionné et semble résister à cette vague… Assistons-nous vraiment au crépuscule de la France d’en haut ?</p>
<p>Christophe GUILLUY. &#8211; Vous confondez deux choses, la réalité politique et la réalité culturelle. Le mouvement des classes populaires et moyennes est moins politique qu’existentiel, il s’inscrit donc dans le temps long. Porté par l’instinct de survie de la majorité ordinaire, il n’est pas réductible à un résultat électoral, ni dépendant d’un parti et encore moins d’un homme providentiel. Nous assistons à un basculement culturel qui dépasse de loin la question de la physionomie de l’Assemblée nationale ; cette photographie de l’Assemblée s’effacera rapidement comme l’encre sympathique. Dans ce contexte, il faut voir la progression du RN et l’ampleur du barrage républicain comme les symptômes du schisme culturel qui percute la France et les pays occidentaux.</p>
<p>N’est-ce pas plutôt le baroud d’honneur de la France d’en bas ?</p>
<p>Pardon, mais votre question est typique de la prophétie autoréalisatrice des élites qui depuis des décennies nous expliquent que le peuple et la majorité ordinaire n’existent pas. Cette idée du « baroud d’honneur » est typique d’une forme de nihilisme qui se répand au sein des classes supérieures occidentales dites « progressistes », mais finalement « thatchériennes » pour qui « la société n’existe pas » <sup class="spip-note">[« There is no such thing as society. There are individual men and women, and there are families. And no government can do anything except through people, and people must look to themselves first », Woman&rsquo;s Own magazine, 31 octobre 1987 <em>(note de la rédaction CLR)</em>.]</sup> ! Car, si on part du principe qu’on en a fini avec les classes populaires et moyennes, alors il n’y a plus de société. La décision impulsive de dissoudre l’Assemblée est d’ailleurs une illustration parfaite de ce nihilisme « d’en haut ».</p>
<p>Aujourd’hui, l’espérance ne semble plus portée par « le haut », ni par la classe politique, ni par des intellectuels et encore moins par des idéologues. Ce constat doit nous alerter et surtout nous contraindre à considérer la demande des gens ordinaires non pas comme un problème, mais comme une solution. Porté par la volonté de préserver le bien commun (attachement au régalien et, dans le même temps, à l’État-providence), le mouvement existentiel des classes populaires et moyennes est une réponse au nihilisme d’en haut. Donc à votre question, je répondrais plutôt que nous avons peut-être assisté au baroud d’honneur du monde d’en haut.</p>
<p>Dans votre dernier livre Les Dépossédés , vous mettez en lumière la politique de la peur et une forme de « brume médiatique » qui l’accompagne. Avons-nous eu une nouvelle démonstration de l’efficacité de cette politique ?</p>
<p>Oui, un classique. L’idée est toujours la même : invisibiliser une réalité qui donne à voir la responsabilité des classes supérieures, ce que j’appelle leur empreinte sociale, dans le chaos ambiant. Donc, oui, logiquement, nous avons effectivement assisté à une véritable procession de clercs, d’experts à moitié ou totalement aveugles et sourds à la réalité. C’est d’ailleurs en partie efficace, mais, n’oubliez pas une chose, cette brume médiatique ne touche que les populations les plus consommatrices d’information, catégories supérieures et retraités. Désormais autonome, la majorité ordinaire est peu réceptive aux prêches des clercs.</p>
<p>Au-delà de ce que vous appelez « la brume », quel bilan tirez-vous de ces élections à répétition ?</p>
<p>Pour le pouvoir, ces trois élections sont trois échecs. Ensuite, c’est le plus important, elles viennent encore confirmer l’existence de deux continuums socioculturels qui n’en finissent pas de se séparer. La France périphérique, fragilisée par le modèle, mais majoritaire, et une France des métropoles globalisées, où se concentrent emplois et richesses, mais structurellement minoritaire. Cette opposition entre les planètes « Métropolia » et « Périphéria » (Jean-Claude Michéa m’a conseillé de les nommer ainsi) permet de comprendre les dynamiques culturelles et politiques à l’œuvre dans tous les pays occidentaux.</p>
<p>Le concept de « France périphérique » agit comme un révélateur, c’est pourquoi les clercs des médias ou de l’académie, qui ne peuvent plus nier ces dynamiques, utilisent maintenant des périphrases pour renvoyer cet ensemble majoritaire (petites villes, villes moyennes et rurales) à des « marges ». On parle ainsi de « France des campagnes » (en sous-entendant l’urbanophobie des ploucs), de « France périurbaine » (expression technocratique particulièrement brumeuse ; le périurbain des Yvelines par exemple n’a rien en commun avec le périurbain de Saint-Dizier), la France « des bourgs », « des sous-préfectures », « la France rurale » ; autant d’expressions qui permettent de panéliser et de minorer le continuum socioculturel majoritaire situé à l’écart des villes globalisées.</p>
<p>Ce qui est frappant aussi est l’attachement des gens à leur mode de vie. C’est vrai des habitants de la France périphérique, mais aussi de ceux des métropoles. Car, contrairement à ce qu’on imagine, les métropolitains ne sont pas des « nowhere », ils sont au contraire très attachés à leur mode de vie, à leur territoire, celui de Métropolia ! Derrière son refus de toute altérité sociale, la bourgeoisie métropolitaine murmure discrètement un radical : « On est chez nous. »</p>
<p>L’Assemblée nationale est pourtant désormais divisée en trois blocs, qui semblent irréconciliables. Cela ne contredit-il pas votre analyse d’une France fracturée en deux ?</p>
<p>Oui, mais c’est un trompe-l’œil. À l’Assemblée, il y a trois groupes politiques, mais, dans le pays, deux réalités socioculturelles, deux expériences humaines ; quelles que soient les régions. Par ailleurs, comment identifier sérieusement ces groupes politiques à un moment de désidéologisation généralisée et d’évaporation du clivage gauche-droite. Le tripartisme est une construction pratique, mais qui ne tient pas sur les sables mouvants de la recomposition culturelle. Le RN n’est pas plus « la droite » que le NFP n’est « la gauche », quant à Ensemble, il est à peine un parti et encore moins un mouvement en marche.</p>
<p>Dans ce théâtre d’ombres, le NFP peut par exemple être majoritaire à l’Assemblée alors que la gauche est morte en 1983 en abandonnant la question sociale et, accessoirement avec elle, les classes populaires. D’ailleurs, le Nouveau Front populaire n’attire plus les classes populaires (pas même le fantasmagorique « électorat de banlieue » largement indifférent à sa rhétorique, comme le prouve l’abstention majoritaire dans ces communes), mais essentiellement des classes moyennes et supérieures (les CSP+ ont voté majoritairement à gauche).</p>
<p>Que révèle le rapprochement entre les électorats mélenchoniste et macroniste entre les deux tours alors que tout semblait les opposer ? Comment expliquez-vous que les consignes de vote aient été aussi bien appliquées ?</p>
<p>Si l’on met à l’écart l’héritage électoral de la gauche (quelques régions historiques, comme le Sud-Ouest) ou les territoires riches et proeuropéens de la macronie (comme l’Alsace), l’essentiel du stock de voix de la gauche et du camp présidentiel est situé dans les mêmes lieux : les métropoles globalisées. C’est donc dans ces citadelles gentrifiées que ces deux électorats se concentrent.</p>
<p>Les « bourgs » du Moyen Âge portent aujourd’hui un nom : la métropole globalisée. Or, « celui qui habite le bourg » s’appelle le « bourgeois ». Ces lieux, désormais clos et vidés de toute présence populaire (à l’exception de la main-d’œuvre dont la nouvelle bourgeoisie des grandes villes a besoin et qu’elle concentre dans les quartiers de logements sociaux), sont devenus des laboratoires culturels d’où émergent les nouvelles figures de la bourgeoisie contemporaine.</p>
<p>Logiquement, leur sociologie reflète celle des grandes villes : surreprésentation des catégories supérieures, sous-représentations des classes populaires. Le différentiel entre les deux électorats se joue uniquement sur les revenus et le statut. La petite bourgeoisie culturelle, les professions moyennes de la fonction publique pour la gauche et la bourgeoisie huppée, les retraités aisés, les chefs d’entreprise pour le camp présidentiel. Mais, géographiquement et culturellement, ces gens vivent dans le même bain culturel. Un bocal de plus en plus homogène socialement et culturellement, un continuum socioculturel dans lequel les classes populaires et moyennes sont persona non grata. Cet habitus explique, plus encore que les manœuvres politiciennes, la force du barrage républicain.</p>
<p>Dans ce bocal métropolitain, la comédie humaine de Balzac qui se réécrit avec les normes et valeurs d’aujourd’hui : la bourgeoisie et la petite bourgeoisie se croisent, se méprisent parfois, sont en concurrence. Comme au XIXe siècle, la petite bourgeoisie rêve de s’élever à un rang supérieur mais craint aussi sa prolétarisation croissante. La concurrence est aussi politique puisque les deux bourgeoisies (qui symboliquement dominent la capitale, l’Est pour la petite bourgeoisie, l’Ouest pour la grande) sont en lutte pour la gouvernance métropolitaine. Mais toutes les deux bénéficient du modèle dominant, et singulièrement, comme dans le théâtre balzacien, du renchérissement du foncier. Et puis, surtout, elles mettent en avant, comme la bourgeoisie du XIXe siècle, des valeurs qui confortent aujourd’hui leur supériorité morale et donc leur position de classes. Le « salon » a toujours été adossé à la morale de son époque, la nôtre ne fait pas exception.</p>
<p>Or, moins le modèle économique fonctionne pour la majorité ordinaire, plus la grande et la petite bourgeoisie ont besoin de produire de nouvelles morales, un nouveau ciel étoilé : l’antiracisme dévoyé (tirer du prestige de la culture de « l’Autre » en gardant ses distances sociales), le féminisme dévoyé (ce qui n’empêche pas le harcèlement), écologie dévoyée (dans des villes ayant le pire bilan carbone), etc., pour justifier leur domination. Ces Dorian Gray du progressisme métropolitain incarnent à merveille l’alliance du libéralisme économique et du libéralisme culturel, dont les ressorts ont été parfaitement décrits par Jean-Claude Michéa.</p>
<p>La recomposition politique s’accompagne donc d’une recomposition culturelle ?</p>
<p>C’est précisément l’inverse. Dans le bocal métropolitain comme dans la France périphérique, la fermentation culturelle est en cours, qui contraint à la recomposition politique ; une recomposition qui n’est portée par aucune idéologie, mais par la volonté des uns et des autres de préserver ce qu’ils ont et ce qu’ils sont.</p>
<p>En parlant de culture, vous avez été interpellé par une tribune d’Ariane Mnouchkine publiée dans Libération, dans laquelle la metteuse en scène reconnaît que « les gens de culture sont en partie responsable de la montée du RN ».</p>
<p>Oui, il faut la citer : « Nous gens de gauche, nous, gens de culture. On a lâché le peuple, on n’a pas voulu écouter les peurs, les angoisses. Quand les gens disaient ce qu’ils voyaient, on leur disait qu’ils se trompaient, qu’ils ne voyaient pas ce qu’ils voyaient. Ce n’était qu’un sentiment trompeur, leur disait-on. Puis, comme ils insistaient, on leur a dit qu’ils étaient des imbéciles, puis, comme ils insistaient de plus belle, on les a traités de salauds (…). Une partie de nos concitoyens en ont marre de nous : marre de notre impuissance, de nos peurs, de notre narcissisme, de notre sectarisme, de nos dénis. »</p>
<p>Ariane Mnouchkine parle d’or. La metteuse en scène semble avoir compris que les gens ordinaires en ont assez de se faire donner la leçon par des Tartufes. Cette déclaration, ne va pas renverser la table dans le monde paradoxalement fermé de la culture, mais il illustre ce que j’appelle le soft power des classes populaires. Nous n’en sommes pas encore à une épiphanie du monde de la culture, mais au début d’une prise de conscience. Or, dans un milieu qui contribue depuis des décennies à produire des représentations qui dénigrent les classes populaires, cela n’est pas rien.</p>
<p>Le vote RN, pour l’heure systématiquement perdant au second tour, ne condamne-t-il pas, in fine, les classes populaires à l’invisibilité en dehors des campagnes électorales ? La réponse à cette question dépend-elle des abstentionnistes ?</p>
<p>Je rappelle que le RN n’est qu’un révélateur, un élément, d’un mouvement beaucoup plus vaste, qui porte sa dynamique, mais qui le dépasse. D’ailleurs, en dehors des campagnes électorales, les classes populaires ont déjà démontré qu’elles étaient tout à fait capables d’être visibles et même de continuer à offenser les gens intelligents qui nous gouvernent. Leur autonomie culturelle rend désormais possible tous les basculements sociaux ou politiques et ce d’autant plus qu’aujourd’hui la France, déjà désindustrialisée et surendettée, repose sur une dangereuse faille sismique, celle d’un État-providence qui « tient tout », mais qui est en train de se fissurer.</p>
<hr>
<div class="spip-ps">
<p>Voir aussi dans la Revue de presse le dossier <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1695">Christophe Guilluy</a> dans la rubrique <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1481">La gauche et les classes populaires</a> dans <a href="https://laicite-republique.org/?cat=993">Gauche</a> <em>(note de la rédaction CLR)</em>.</p>
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<h2>Documents joints</h2>
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<li class="spip-document-item"><a class="spip-document-link" href="/wp-content/uploads/2024/07/240716lefigaroune.jpg"><span class="spip-document-thumb-wrap"><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://laicite-republique.org/wp-content/uploads/2024/07/240716lefigaroune-150x150.jpg" class="spip-document-thumb" alt="240716lefigaroune.jpg" loading="lazy" /></span><span class="spip-document-title">240716lefigaroune.jpg</span> <span class="spip-document-mime">image/jpeg</span></a></li>
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			</item>
		<item>
		<title>Ch. Guilluy : « Petits arrangements avec la morale » (Marianne, 7 déc. 23)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Dec 2023 13:36:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Christophe Guilluy]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse Christophe Guilluy, géographe. (Marianne, 7 déc. 23). [Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.] Lire &#34;Christophe Guilluy : &#34;La morale qui élève la société populaire vient d’elle-même, c’est sa force&#34;&#34;. « [&#8230;] Dépossédés de ce qu’ils ont [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<p class="spip-soustitre"><strong>Christophe Guilluy, géographe.</strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(<i>Marianne</i>, 7 déc. 23).</p>
</div>
<div class="spip-chapo">
<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
</div>
<p>Lire <a href="https://www.marianne.net/agora/humeurs/christophe-guilluy-la-morale-qui-eleve-la-societe-populaire-vient-delle-meme-cest-sa-force">&quot;Christophe Guilluy : &quot;La morale qui élève la société populaire vient d’elle-même, c’est sa force&quot;&quot;</a>.</p>
<p>« [&#8230;] Dépossédés de ce qu’ils ont et de ce qu’ils sont, les gens ordinaires ont, contre toute attente, su préserver un bien unique dont est parfaitement dépourvu le monde d’en haut : la décence ­commune. La permanence au cœur de la société populaire de ce précieux capital social et culturel constitue le môle existentiel sur lequel bute le projet eschatologique du monde individualiste et sans limites que nous imposent les « élites ».</p>
<p>Vous remarquerez que cette idée orwellienne d’un sens moral inné des classes populaires qui les préserve de l’« égoïsme libéral » rend fou le monde d’en haut et son intelligentsia. L’évocation de la permanence d’une société populaire encore attachée au bien commun, à la solidarité, à des valeurs d’entraide et à une forme d’honnêteté leur fait littéralement « perdre les pédales ». Comment comprendre cette agressivité presque irrationnelle ? La raison profonde tient en un mot : la morale ; une morale parfaitement antinomique avec le modèle néolibéral. La société populaire est celle des limites, des contraintes sociales et culturelles, celle du monde des « hommes qui s’empêchent ». Dans une période marquée par l’« extension du domaine du capitalisme », cette morale commune ne peut être tolérée par les tenants d’un ordre économique et sociétal sans limites où règnent des individus égotiques portés par le seul culte du moi.</p>
<p>Exhiber la « morale » des gens ordinaires à un moment où la bourgeoisie a abandonné le bien commun, où le relativisme est devenu la norme, où les notions de bien et de mal sont perçues comme un retour au religieux, relève du sacrilège. Car si la morale subsiste, alors il existe aussi des limites à l’extension du marché et au culte de l’ego des hommes sans volonté. Confronté à cette réalité, le pouvoir cherche donc à faire passer cette décence commune pour la résurgence nauséabonde de traditions réactionnaires ou, pis, d’un retour à une morale religieuse (la morale, c’est un vieux truc de catho, feignent-ils de croire).</p>
<p>C’est évidemment oublier l’essentiel : la morale qui élève la société populaire ne vient pas d’en haut mais d’elle-même, c’est sa force. « Le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi », écrivait Emmanuel Kant. Si la religion ou l’idéologie viennent toujours d’en haut (le ciel étoilé), la loi morale est en nous. C’est cette loi morale qui gouverne encore la société populaire et légitimise sa révolte. Pour les âmes mortes qui nous gouvernent comme pour la petite bourgeoisie dite « progressiste », l’existence de cette morale est insupportable car elle les renvoie à leur vide existentiel. Si j’avais à résumer en profondeur la grande fracture contemporaine, je dirais qu’elle oppose radicalement deux impératifs : un impératif de moralité pour les gens ordinaires, un impératif d’amoralité pour les tenants du modèle.</p>
<p>Une question se pose alors. Comment les âmes mortes arrivent-elles encore à légitimer leur pouvoir et leurs fausses valeurs ? Dépourvues de « morale en elles », indifférentes à toute notion de bien et de mal, elles ont remplacé la morale par la moraline et saturent le « ciel étoilé » de nouvelles idéologies dont elles sont les seules législatrices et qui leur donnent l’illusion de parler au nom du bien. Cette inversion maligne qui fait passer la moraline pour la morale est le cœur du chaos anthropologique de l’Occident.</p>
<p>Parée de cette fausse morale, la médiocre petite bourgeoisie des temps modernes nous inonde donc de représentations dont le seul objectif est de justifier son modèle. Wokisme, vivre-ensemblisme, écologisme, antiracisme et féminisme dévoyés, la liste de ces idéologies promues au nom du bien (normes qu’elle ne s’applique évidemment jamais) est presque infinie. [&#8230;] »</p>
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			</item>
		<item>
		<title>J.-P. Le Goff : « Le sacre du gauchisme culturel » (Le Point, 26 oct. 23)</title>
		<link>https://laicite-republique.org/j-p-le-goff-le-sacre-du-gauchisme-culturel-le-point-26-oct-23/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Oct 2023 13:48:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jean-Pierre Le Goff]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse (Le Point, 26 oct. 23). Jean-Pierre Le Goff, philosophe, sociologue. (Le Point, 26 oct. 23). « La dénonciation et la lutte contre les « ringards » et les « beaufs » vont se substituer aux schémas traditionnels de la lutte des classes, entraînant du même coup une coupure avec l&#8217;ancien « peuple de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<p class="spip-soustitre"><strong>(<i>Le Point</i>, 26 oct. 23). Jean-Pierre Le Goff, philosophe, sociologue.</strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(<i>Le Point</i>, 26 oct. 23). « La dénonciation et la lutte contre les « ringards » et les « beaufs » vont se substituer aux schémas traditionnels de la lutte des classes, entraînant du même coup une coupure avec l&rsquo;ancien « peuple de gauche » et les couches populaires. »</p>
</div>
<div class="spip-chapo">
<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
<p><strong>Jean-Pierre Le Goff, <em>Mes années folles. Révolte et nihilisme du peuple adolescent après Mai 68</em>, Stock-Robert Laffont, sept. 23, 426 p., 22 €.</strong></p>
</div>
<p>Lire <a href="https://www.lepoint.fr/politique/la-tragedie-francaise-le-sacre-du-gauchisme-culturel-26-10-2023-2540823_20.php">« La tragédie française » : « Le sacre du gauchisme culturel »</a>.</p>
<hr>
<div class="spip-ps">
<p>Voir aussi dans la Revue de presse le dossier <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1698">&quot;Gauchisme culturel&quot;</a> dans la rubrique <a href="https://laicite-republique.org/?cat=993">Gauche</a>, <br />
<a href="https://laicite-republique.org/?p=17501">P. Yonnet &#8211; «Bascule de la gauche dans le communautarisme ethnique : un livre avait tout prophétisé » (J.-P. Le Goff, lexpress.fr , 30 oct. 22 ; L&rsquo;Express, 3 nov. 22)</a>, <a href="https://laicite-republique.org/?p=17619">P. Yonnet &#8211; « Voyage au centre du malaise français : une analyse dont la lucidité ne cesse de déranger » (R. Kopp, revuedesdeuxmondes.fr , 28 nov. 22)</a>, <a href="https://laicite-republique.org/?p=17459">« Paul Yonnet, sondeur du malaise racial français » (Marianne, 20 oct. 22)</a>, <a href="https://laicite-republique.org/?p=17330">F.-O. Giesbert : «Les vérités maudites d’un livre maudit» (Le Point, 6 oct. 22)</a>, <a href="https://laicite-republique.org/?p=17294">P. Yonnet &#8211; «Comment l’antiracisme a réinventé le racisme» (E. Bastié, Le Figaro, 29 sept. 22)</a> dans la rubrique <a href="https://laicite-republique.org/?cat=116">605. Discriminations</a>, <br />
<a href="https://laicite-republique.org/?p=9505">« Paul Yonnet, mémoires d&rsquo;outre-tombe » (lefigaro.fr/vox , 30 sep. 17)</a> et <a href="https://laicite-republique.org/?p=9477">« La vie et la mort de Paul Yonnet » (Répliques, France Culture, 25 nov. 17)</a> dans le dossier <a href="https://laicite-republique.org/?cat=526">Chasse aux “nouveaux réacs”</a> dans la rubrique <a href="https://laicite-republique.org/?cat=123">603. Liberté d&#039;expression</a> <em>(note de la rédaction CLR)</em>.</p>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>« Jean-Claude Michéa : Pourquoi la gauche doit se désintoxiquer » (Le Point, 28 sept. 23)</title>
		<link>https://laicite-republique.org/jean-claude-michea-pourquoi-la-gauche-doit-se-desintoxiquer-le-point-28-sept-23/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Sep 2023 06:44:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jean-Claude Michea]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse (Le Point, 28 sept. 23). Jean-Claude Michéa, philosophe. (Le Point, 28 sept. 23). « Cet essai aurait donc pu tout aussi bien s’appeler « Critique de la raison métropolitaine » ! » [Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<p class="spip-soustitre"><strong>(<i>Le Point</i>, 28 sept. 23). Jean-Claude Michéa, philosophe.</strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(<i>Le Point</i>, 28 sept. 23). « Cet essai aurait donc pu tout aussi bien s’appeler « Critique de la raison métropolitaine » ! »</p>
</div>
<div class="spip-chapo">
<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
<p><strong>Jean-Claude Michéa, <em>Extension du domaine du capital</em>, <a href="https://www.albin-michel.fr/extension-du-domaine-du-capital-9782226487339">Albin Michel</a>, 4 octobre 2023, 272 p., 19,90 €.</strong></p>
<p>Propos recueillis par Sébastien Lapaque</p>
</div>
<p>Lire <a href="https://journal.lepoint.fr/jean-claude-michea-pourquoi-la-gauche-doit-se-desintoxiquer-2536772">&quot;Jean-Claude Michéa Pourquoi la gauche doit se désintoxiquer&quot;</a>.</p>
<p>« [&#8230;] [La] France rurale (qui ne représente elle-même qu’une partie de la France périphérique) regroupe en réalité 88 % des communes et 33 % de la population. [&#8230;]</p>
<p>Il suffit, par exemple, d’avoir désormais une terre à cultiver et des animaux à protéger (poules, canards, etc.) pour en venir très vite à porter sur les renards, les chevreuils et les sangliers – sans même parler des autres prédateurs locaux – un regard autrement plus complexe que celui des studios Walt Disney et, à leur suite, des différentes sectes « animalistes » ou de la Mairie de Paris (quelques collisions nocturnes pouvant d’ailleurs également favoriser cette prise de conscience !). Et donc, dans la foulée, à remettre progressivement en question la plupart de ces préjugés urbains – à l’image de ceux que la « bourgeoisie verte » entretient rituellement à l’endroit des chasseurs ruraux – dans lesquels il est effectivement plus gratifiant de voir le signe de sa supériorité morale sur les « ploucs » et les « beaufs » de la France populaire (à la façon caricaturale d’un Aymeric Caron) que celui de sa propre soumission pavlovienne à la sensibilité, désespérément hors-sol, des nouvelles classes moyennes métropolitaines. Autrement dit, de cette « fraction dominée de la classe dominante », selon la formule de Bourdieu, qui est devenue de nos jours la base sociologique privilégiée de la nouvelle gauche « inclusive », comme le prouve, entre autres, la corrélation désormais classique entre mairie « écologiste » et prix du mètre carré ! [&#8230;]</p>
<p>Ce qu’on appelle de nos jours l’extrême gauche – des « antifas » aux puritains wokistes – n’a bien sûr plus grand-chose à voir avec ce qu’on entendait sous ce nom avant l’avènement du mitterrandisme (ce « passage de l’ombre à la lumière », comme le décrivait alors Jack Lang). Quel rapport y a-t-il, en effet, entre les critiques radicales du système capitaliste et de son ambivalente idéologie des « droits de l’homme » – d’ailleurs souvent inspirées par la pensée de Marx – que publiaient par exemple dans les années 1960 les éditions Maspero et ces travaux académiques jargonneux de la nouvelle gauche « intersectionnelle » et « inclusive » qui ne font aujourd’hui, pour l’essentiel, que singer la doxa des riches campus de la bourgeoisie américaine tout en parodiant de façon burlesque le discours des sciences ? Quant au lien philosophique qui unit cette extrême gauche post-mitterrandienne à l’idéologie libérale, il devrait quand même sauter aux yeux !</p>
<p>{Comment l’établissez-vous ? <br />
}</p>
<p>Faisons un peu de philosophie. Quel est l’axiome de base du libéralisme politique ? C’est la croyance, née des terribles guerres de religion des XVIe et XVIIe siècles, selon laquelle la source ultime de tous les despotismes (on dirait aujourd’hui de l’« extrême droite ») réside dans la prétention d’un pouvoir politique à détenir la vérité sur le « Bien » et le bonheur des individus – que celle-ci soit de nature morale, philosophique ou religieuse. D’où, très logiquement, l’idée qu’une société libre est d’abord une société dans laquelle l’État n’exercerait plus d’autres fonctions que gestionnaires et techniciennes (c’est ce fameux principe de « neutralité axiologique » auquel les libéraux cherchent toujours à réduire l’idée de « laïcité »). La question des « valeurs » n’apparaissant plus, dès lors, que comme une simple affaire de goût et de « choix privé » dépourvue de toute incidence sur la vie commune (Netflix ou Amazon Prime, McDonald’s ou Burger King, chevelure libre ou voile islamiste, seins nus ou burkini, etc.) et dont un État libéral n’a donc pas à se mêler.</p>
<p>Ce simple rappel des principes du libéralisme montre déjà clairement le lien indissoluble qui unit son versant politique (si l’État doit rester idéologiquement « neutre » et s’en tenir à la seule « administration des choses », c’est d’abord parce que, pour un libéral, aucun « choix de vie », qu’il soit moral, sexuel, religieux ou autre, ne peut être dit meilleur qu’un autre) et son versant culturel (chacun doit donc être entièrement libre de vivre « comme il l’entend »). Mais le lien qui unit « en même temps » (Macron l’a bien compris !) ce libéralisme politique et culturel au libéralisme économique ne me semble pas moins évident. [&#8230;]</p>
<p>En se donnant pour mission de traquer sans relâche toutes les discriminations censées être « invisibilisées » par les dominants – les « mâles blancs de plus de 50 ans » – et d’attenter au droit de chacun à vivre en fonction de son seul « c’est mon choix », les néolibéraux culturels – puisque tel est le nom exact des wokes – se sont en effet logiquement retrouvés pris dans un tourbillon idéologique sans fin qui ne pouvait que les conduire, tôt ou tard, à se spécialiser dans la seule activité s’accordant à leur psychologie réelle : « surveiller et punir » leurs semblables (le wokisme est, lui aussi, une « métaphysique de bourreau ») en les chargeant sans cesse de nouveaux « crimes de pensée » et de nouveaux « péchés de langue » (peccatum linguae, disait l’Église au XIIIe siècle). [&#8230;] »</p>
<hr>
<div class="spip-ps">
<p>Voir aussi dans la Revue de presse les dossiers <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1696">Jean-Claude Michea</a> et <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1695">Christophe Guilluy</a>, les rubriques <a href="https://laicite-republique.org/?cat=993">Gauche</a>, <a href="https://laicite-republique.org/?cat=532">&quot;Wokisme&quot;</a> <em>(note de la rédaction CLR)</em>.</p>
</div>
<p><!-- spip-documents-joints --></p>
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<div class="spip-documents-joints">
<h2>Documents joints</h2>
<ul class="spip-documents-list">
<li class="spip-document-item"><a class="spip-document-link" href="/wp-content/uploads/2023/09/michea-3.jpg"><span class="spip-document-thumb-wrap"><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://laicite-republique.org/wp-content/uploads/2023/09/michea-3-150x150.jpg" class="spip-document-thumb" alt="michea-3.jpg" loading="lazy" /></span><span class="spip-document-title">michea-3.jpg</span> <span class="spip-document-mime">image/jpeg</span></a></li>
</ul>
</div>
<p><!-- /spip-documents-joints --></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Jean-Pierre Le Goff: «Mai 68, révolte nihiliste et naissance du gauchisme culturel» (Le Figaro, 19 sept. 23)</title>
		<link>https://laicite-republique.org/jean-pierre-le-goff-mai-68-revolte-nihiliste-et-naissance-du-gauchisme-culturel-le-figaro-19-sept-23/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Sep 2023 09:19:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Jean-Pierre Le Goff]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse (Le Figaro, 19 sept. 23). Jean-Pierre Le Goff, philosophe, sociologue. (Le Figaro, 19 sept. 23). [Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.] Jean-Pierre Le Goff, Mes années folles. Révolte et nihilisme du peuple adolescent après Mai [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<p class="spip-soustitre"><strong>(<i>Le Figaro</i>, 19 sept. 23). Jean-Pierre Le Goff, philosophe, sociologue.</strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(<i>Le Figaro</i>, 19 sept. 23).</p>
</div>
<div class="spip-chapo">
<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
<p><strong>Jean-Pierre Le Goff, <em>Mes années folles. Révolte et nihilisme du peuple adolescent après Mai 68</em>, Robert Laffont, sept. 23, 426 p., 22 €.</strong></p>
</div>
<p>Lire <a href="https://www.lefigaro.fr/vox/societe/jean-pierre-le-goff-le-gauchisme-culturel-ce-nouveau-conformisme-20230918">&quot;Jean-Pierre Le Goff: «Mai 68, révolte nihiliste et naissance du gauchisme culturel»&quot;</a>.</p>
<p>« [&#8230;] En guise d’héritage, nombre de soixante-huitards ont laissé derrière eux les ruines de l’ancien monde et leurs désillusions révolutionnaires sans comprendre ce qui s’était passé et sans souci de reconstruction. Leurs héritiers en mal de filiation reprirent à leur compte une posture faite de provocation et de dérision dans une société marquée par l’«ère du vide» des années 1980. [&#8230;] »</p>
<hr>
<div class="spip-ps">
<p>Voir aussi dans la Revue de presse le dossier <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1698">&quot;Gauchisme culturel&quot;</a> dans la rubrique <a href="https://laicite-republique.org/?cat=993">Gauche</a>,<br />
dans <a href="https://laicite-republique.org/?cat=10">9. Culture</a> <a href="https://laicite-republique.org/?p=18245">L&rsquo;Etabli &#8211; Le bleu fait-il l&rsquo;ouvrier ?</a> <em>(note de la rédaction CLR)</em>.</p>
</div>
<p><!-- spip-documents-joints --></p>
<hr class="spip-documents-separator" />
<div class="spip-documents-joints">
<h2>Documents joints</h2>
<ul class="spip-documents-list">
<li class="spip-document-item"><a class="spip-document-link" href="/wp-content/uploads/2023/09/legoffanneesfolles.jpg"><span class="spip-document-thumb-wrap"><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://laicite-republique.org/wp-content/uploads/2023/09/legoffanneesfolles-150x150.jpg" class="spip-document-thumb" alt="legoffanneesfolles.jpg" loading="lazy" /></span><span class="spip-document-title">legoffanneesfolles.jpg</span> <span class="spip-document-mime">image/jpeg</span></a></li>
</ul>
</div>
<p><!-- /spip-documents-joints --></p>
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