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	<title>Femmes et islam &#8211; Comité Laïcité République</title>
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	<title>Femmes et islam &#8211; Comité Laïcité République</title>
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	<item>
		<title>« Jeunes femmes agressées : le facteur religieux » (L. Joffrin, LeJournal, 7 av. 24)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Apr 2024 14:16:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Femmes et islam]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse Laurent Joffrin, journaliste et ecrivain, ancien directeur du &#34;Nouvel Observateur&#34; et de &#34;Libération&#34;. (L. Joffrin, LeJournal, 7 av. 24). [Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.] Lire &#34;Jeunes femmes agressées : le facteur religieux&#34;. « [&#8230;] Point [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<p class="spip-soustitre"><strong>Laurent Joffrin, journaliste et ecrivain, ancien directeur du &quot;Nouvel Observateur&quot; et de &quot;Libération&quot;.</strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(L. Joffrin, <i>LeJournal</i>, 7 av. 24).</p>
</div>
<div class="spip-chapo">
<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
</div>
<p>Lire <a href="https://lejournal.info/article/jeunes-femmes-agressees-le-facteur-religieux/">&quot;Jeunes femmes agressées : le facteur religieux&quot;</a>.</p>
<p>« [&#8230;] Point de « guerre des civilisations » entre Français de cultes différents, mais un conflit entre deux pratiques de la même religion, qui tient à l’emprise exercée sur les Françaises musulmanes par la minorité intégriste, organisée ou non, qui veut imposer à ses coreligionnaires sa vision rigoriste de l’islam, faite de mépris du droit des femmes, de soumission à des principes moyenâgeux et de préjugés obscurantistes sur « l’honneur », « la décence ». [&#8230;] »</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>« Expédition punitive à Lyon : quand les filles cognent pour le patriarcat » (L. Daussy, Charlie Hebdo, 27 déc. 23)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Dec 2023 19:23:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Femmes et islam]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse (L. Daussy, Charlie Hebdo, 27 déc. 23) (L. Daussy, Charlie Hebdo, 27 déc. 23). [Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.] « La vidéo a fait le tour du Net : celle d&#8217;une adolescente tabassée par quatre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<p class="spip-soustitre"><strong>(L. Daussy, <i>Charlie Hebdo</i>, 27 déc. 23)</strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(L. Daussy, <i>Charlie Hebdo</i>, 27 déc. 23).</p>
</div>
<div class="spip-chapo">
<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
<p>« La vidéo a fait le tour du Net : celle d&rsquo;une adolescente tabassée par quatre jeunes filles dans un sous-sol d&rsquo;immeuble. Une affaire qui n&rsquo;est pas sans rappeler une autre, des centaines de kilomètres plus loin et des années plus tôt.</p>
<p>Laure Daussy</p>
</div>
<p>Lire <a href="https://charliehebdo.fr/2023/12/societe/feminisme/expedition-punitive-quand-les-filles-cognent-pour-le-patriarcat/">&quot;Expédition punitive à Lyon : quand les filles cognent pour le patriarcat&quot;</a>.</p>
<p>Loin de la sororité. Quatre adolescentes, de 14 à 16 ans, ont roué de coups une autre fille de 13 ans, pour la punir d’avoir porté plainte pour viol contre le frère de l’une d’entre elles. Une vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux, où l’on voit l’adolescente frappée violemment au sol. Elle reçoit des gifles, des coups de genou, elle est tirée par les cheveux. La scène a eu lieu le 10 octobre dernier, dans le 9e arrondissement de Lyon, et semble se dérouler dans un sous-sol d’immeuble. « Reparle encore de mon frère ! » menace l’une des agresseuses. La victime les supplie d’arrêter et répète qu’elle est « désolée ».</p>
<p>Il semblerait qu’elle soit tombée dans un guet-apens : une connaissance est venue la chercher à la fin des cours et l’a attirée dans le sous-sol, en lui disant vouloir recharger sa cigarette électronique. L’adolescente a alors été séquestrée et violentée par trois jeunes filles, pendant qu’une quatrième filmait la scène. Selon les informations du parquet données à la presse, le lien est avéré entre ce tabassage et la plainte de l’adolescente contre le frère, mineur, de l’une des agresseuses. Il s’agit donc d’une sorte d’expédition punitive pour lui faire payer d’avoir parlé.</p>
<p>Ce fait divers n’est pas sans rappeler l’histoire de la jeune Shaïna <sup class="spip-note">[Voir le livre <em>La Réputation</em>, de Laure Daussy (éd. Les Échappés).]</sup>. Elle avait porté plainte pour un viol subi à l’âge de 13 ans, en août 2017, à Creil (60). Et quelques mois plus tard, en mai 2019, elle avait été tabassée dans la rue, vraisemblablement par ceux contre qui elle avait porté plainte. L’un de ceux qui ont été condamnés pour l’agression sexuelle est poursuivi en tout cas pour « violences aggravées », l’affaire n’est toujours pas jugée. Le grand frère de Shaïna, Yasin, souligne sur X que « la même histoire […] se répète », qu’elle avait été rouée de coups après avoir porté plainte contre ses agresseurs. Rappelons que, par la suite, Shaïna, qui a subi tout ce que peut vivre de pire une adolescente, a été poignardée et brûlée vive à l’âge de 15 ans par un autre garçon de la cité.</p>
<p>Ce qui interpelle aussi dans l’affaire de Lyon – mais ne surprend pas –, c’est que ce soit des filles qui aient mené cette expédition punitive. Elles se font les relais d’une logique clanique, patriarcale, dans laquelle les filles se doivent de respecter un ensemble de règles et d’interdits, et sont parfois considérées comme responsables de leur propre agression sexuelle. [&#8230;] »</p>
<hr>
<div class="spip-ps">
<p>Voir aussi dans la Revue de presse le dossier <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1059">Shaïna Hansye</a> dans <a href="https://laicite-republique.org/?cat=566">Femmes et islam</a> dans <a href="https://laicite-republique.org/?cat=126">606. Femmes-hommes</a>, les rubriques <a href="https://laicite-republique.org/?cat=118">608. Islamisme</a>, <a href="https://laicite-republique.org/?cat=977">Islam</a> <em>(note de la rédaction CLR)</em>.</p>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>« « La pudeur compte plus que tout » : ces musulmanes qui quittent l’islam » (charliehebdo.fr , 27 nov. 23)</title>
		<link>https://laicite-republique.org/la-pudeur-compte-plus-que-tout-ces-musulmanes-qui-quittent-lislam-charliehebdo-fr-27-nov-23/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Nov 2023 06:07:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Femmes et islam]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse (charliehebdo.fr , 27 nov. 23). « Elles ne font pas vraiment de distinction entre intégrisme religieux et islam modéré. » [Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.] « Elevées dans la religion musulmane, elles sont devenues apostates. Injonction à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(charliehebdo.fr , 27 nov. 23). « Elles ne font pas vraiment de distinction entre intégrisme religieux et islam modéré. »</p>
</div>
<div class="spip-chapo">
<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
<p>« Elevées dans la religion musulmane, elles sont devenues apostates. Injonction à la pudeur, à la virginité, voile imposé, pression de la communauté, elles dénoncent les contraintes et violences qu’elles ont subies. Aujourd’hui, elles veulent faire entendre leur voix, prises dans un étau entre des risques de récupération par l’extrême droite, et certains discours à gauche qui valorisent le religieux. Pour ne pas être menacées, elles souhaitent absolument rester anonymes. Nous avons pu échanger avec elles. »</p>
</div>
<p>Lire <a href="https://charliehebdo.fr/2023/11/religions/la-pudeur-compte-plus-que-tout-ces-ex-musulmanes-qui-quittent-islam/">&quot;« La pudeur compte plus que tout » : ces musulmanes qui quittent l’islam&quot;</a>.</p>
<hr>
<div class="spip-ps">
<p>Voir aussi dans la Revue de presse le dossier <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1059">Shaïna Hansye</a> dans <a href="https://laicite-republique.org/?cat=566">Femmes et islam</a> dans <a href="https://laicite-republique.org/?cat=126">606. Femmes-hommes</a>, les rubriques <a href="https://laicite-republique.org/?cat=118">608. Islamisme</a>, <a href="https://laicite-republique.org/?cat=977">Islam</a> <em>(note de la rédaction CLR)</em>.</p>
</div>
<p><!-- spip-documents-joints --></p>
<hr class="spip-documents-separator" />
<div class="spip-documents-joints">
<h2>Documents joints</h2>
<ul class="spip-documents-list">
<li class="spip-document-item"><a class="spip-document-link" href="/wp-content/uploads/2023/11/charliehebdo-11.png"><span class="spip-document-thumb-wrap"><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://laicite-republique.org/wp-content/uploads/2023/11/charliehebdo-11-150x150.png" class="spip-document-thumb" alt="charliehebdo-11.png" loading="lazy" /></span><span class="spip-document-title">charliehebdo-11.png</span> <span class="spip-document-mime">image/png</span></a></li>
</ul>
</div>
<p><!-- /spip-documents-joints --></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L. Daussy &#8211; « La complainte des filles de Creil » (Le Monde, 27 oct. 23)</title>
		<link>https://laicite-republique.org/l-daussy-la-complainte-des-filles-de-creil-le-monde-27-oct-23/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Oct 2023 05:50:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Shaïna Hansye]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse (Le Monde, 27 oct. 23) (Le Monde, 27 oct. 23). Le livre « pourrait être résumé à l’explication qu’ajoute alors la jeune fille : « Il y a trop de garçons. » » [Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<p class="spip-soustitre"><strong>(<i>Le Monde</i>, 27 oct. 23)</strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(<i>Le Monde</i>, 27 oct. 23). Le livre « pourrait être résumé à l’explication qu’ajoute alors la jeune fille : « Il y a trop de garçons. » »</p>
</div>
<div class="spip-chapo">
<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
<p><strong>Laure Daussy, <em>La Réputation, enquête sur la fabrique des filles faciles</em>, éd. <a href="https://lesechappes.com/ouvrages/la-reputation-enquete-sur-la-fabrique-des-filles-faciles/">Les Echappés</a>, 5 oct. 23, 224 p., 19,50 e.</strong></p>
</div>
<p>Lire <a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/10/26/la-reputation-une-enquete-sur-le-controle-constant-des-filles-de-creil_6196618_3232.html">&quot;« La Réputation » : une enquête sur le contrôle constant des « filles » de Creil&quot;</a>.</p>
<p>« [&#8230; ] Laure Daussy a découvert la ville picarde – 35 000 habitants, 100 nationalités, passé industriel, présent ravagé par le chômage, tombereau des « pires clichés sur les quartiers populaires » quand on la googlise – en 2021, lors d’un rassemblement en la mémoire de Shaïna Hansye.</p>
<p>Deux ans plus tôt, l’adolescente avait été poignardée et brûlée vive par son petit ami. Elle avait 15 ans. A 13 ans, elle avait été victime d’un viol collectif. Depuis, par cette forme sidérante d’inversion propre à la « culture du viol », elle était devenue aux yeux des garçons de Creil la « fille facile » avec laquelle on peut tout se permettre. Le petit ami, vite arrêté et incarcéré, aurait dit à un voisin de cellule qu’il l’avait tuée parce qu’elle était enceinte et qu’il refusait d’être « le père d’un fils de pute ».</p>
<p>« Il y a trop de garçons. » Il n’y a même qu’eux. Pour dicter ce qui est convenable et ce qui est indécent, ce qu’on peut dire, faire et même penser. Comment une horreur aussi totale que celle qui a frappé Shaïna a-t-elle pu surgir ici, dans ce coin de France ? Pour tenter de comprendre, Laure Daussy a décidé d’enquêter sur cette « fabrique des “filles faciles” ». [&#8230;] »</p>
<hr>
<div class="spip-ps">
<p>Voir aussi dans la Revue de presse le dossier <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1059">Shaïna Hansye</a> dans <a href="https://laicite-republique.org/?cat=126">606. Femmes-hommes</a> <em>(note de la rédaction CLR)</em>.</p>
</div>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>La Réputation La fabrique des « filles faciles » (Charlie Hebdo, 11 oct. 23)</title>
		<link>https://laicite-republique.org/la-reputation-la-fabrique-des-filles-faciles-charlie-hebdo-11-oct-23/</link>
					<comments>https://laicite-republique.org/la-reputation-la-fabrique-des-filles-faciles-charlie-hebdo-11-oct-23/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 05:39:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Shaïna Hansye]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse (Charlie Hebdo, 11 oct. 23). Laure Daussy, journaliste à &#34;Charlie Hebdo&#34;, auteur de &#34;La Réputation&#34; (Charlie Hebdo, 11 oct. 23). [Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.] Laure Daussy, La Réputation, enquête sur la fabrique des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<p class="spip-soustitre"><strong>(<i>Charlie Hebdo</i>, 11 oct. 23). Laure Daussy, journaliste à &quot;Charlie Hebdo&quot;, auteur de &quot;La Réputation&quot;</strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(<i>Charlie Hebdo</i>, 11 oct. 23).</p>
</div>
<div class="spip-chapo">
<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
<p><strong>Laure Daussy, <em>La Réputation, enquête sur la fabrique des filles faciles</em>, éd. <a href="https://lesechappes.com/ouvrages/la-reputation-enquete-sur-la-fabrique-des-filles-faciles/">Les Echappés</a>, 5 oct. 23, 224 p., 19,50 e.</strong></p>
<p>« Pendant un an, notre journaliste Laure Daussy a enquêté sur la condition des jeunes filles dans la ville de Creil et sa région. C’est là que, en 2019, la jeune Shaïna, 15 ans, a été tuée et brûlée vive par son petit ami, dont elle était enceinte. Laure Daussy publie « La Réputation. Enquête sur la fabrique des « filles faciles » », aux éditions Les Échappés. Elle raconte à Charlie le poids de la réputation qui pèse sur les filles qu’elle a rencontrées.</p>
</div>
<p>Lire <a href="https://charliehebdo.fr/2023/10/politique/laure-daussy-ces-filles-vivent-sous-le-controle-et-la-surveillance-constante-des-garcons/">&quot;Entretien. « Ces filles vivent sous le contrôle et la surveillance constante des garçons »&quot;</a>.</p>
<p>{Charlie Hebdo : En 2019, tu décides d’enquêter sur la mort de Shaïna, une adolescente tuée dans des conditions terribles au Plateau-Rouher, à Creil (Oise). C’est ce qui t’amène à publier La Réputation.</p>
<p>Laure Daussy :} C’est le point de départ de ce livre, l’histoire de cette jeune adolescente, Shaïna, qui a vécu tout ce qu’une jeune femme peut vivre de pire. Elle a été agressée sexuellement à l’âge de 13 ans, puis, à 15 ans, elle a été poignardée et brûlée vive par son petit ami, alors qu’elle était vraisemblablement enceinte de lui. Ce féminicide est en partie la conséquence de la rumeur qu’on avait propagée sur elle, puisque, après l’agression sexuelle, ses bourreaux ont diffusé dans toute la cité l’idée qu’elle était une « fille facile ». C’est ce qui a conduit le meurtrier à se rapprocher d’elle. Et c’est pour protéger sa propre image qu’il a choisi de la tuer, quand il a appris qu’elle était enceinte de lui.</p>
<p>{Et en allant à Creil, tu t’es rendu compte que cette histoire de réputation n’était pas du tout spécifique à Shaïna ou à ce quartier. Cette réputation, soit les filles en ont une, soit elles craignent d’en avoir une…<br />
}</p>
<p>En discutant avec des amies de Shaïna, puis avec d’autres habitantes de Creil, je me suis rendu compte que beaucoup d’entre elles vivaient, elles aussi, avec cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête : avoir une « mauvaise réputation ». J’ai voulu leur donner la parole et comprendre comment on en était arrivé là.</p>
<p>{Que t’ont dit les femmes et les jeunes filles que tu as rencontrées ?<br />
}</p>
<p>Elles m’ont raconté qu’elles vivent sous le contrôle et la surveillance constante de certains groupes de garçons. C’est une attention de tous les instants dans leur vie quotidienne. Elles se doivent de faire attention à leurs vêtements, à leur attitude, à leurs fréquentations. L’une m’a raconté ne plus s’habiller en robe de peur d’être catégorisée « fille facile », d’autres m’ont expliqué qu’elles prenaient garde à ne pas se promener dans la rue avec un garçon, même s’il ne s’agit que d’un ami. Et elles doivent se cacher quand elles ont un petit ami.</p>
<p>{Tu écris dans ton ouvrage que, lorsqu’elles parlent des garçons, les filles les désignent souvent comme « eux ». Pourquoi ?<br />
}</p>
<p>Oui, ces jeunes femmes désignaient les garçons par un « eux » très générique, un peu comme une masse informe qui planait au-dessus d’elles. J’ai donc voulu y consacrer un chapitre pour comprendre qui se cache derrière ce « eux ». Je me suis entretenue avec plusieurs de ces jeunes hommes, pour comprendre pourquoi ils fonctionnent ainsi. Je tiens à préciser aussi que j’ai rencontré des garçons qui déplorent cette situation, qui leur porte tort à eux aussi, finalement. Pour ceux qui entretiennent ces rumeurs, c’est une sorte de fonctionnement en vase clos, c’est la loi du groupe qui prévaut. Il s’agit d’une minorité, mais ils ont un pouvoir de nuisance assez important. Les propos de l’un d’entre eux m’ont particulièrement marquée, un père de famille de 40 ans qui m’a dit : « Moi, en tant que père de famille, je préfère que mon fils soit en prison plutôt que ma fille soit considérée comme une traînée. C’est ma propre réputation de père qui est en jeu. »</p>
<p>{Sa réputation dépend donc de celle de sa fille, de ce qu’elle fait avec son corps ?<br />
}</p>
<p>On a l’impression que le corps des filles appartient à ces groupes de garçons qui s’autorisent à leur expliquer comment elles doivent se comporter. C’est relatif à la question de l’honneur, à la pureté des filles. L’un d’entre eux m’a dit : « La femme est un bijou, mais lorsqu’il est rayé, c’est toute la famille qui est déshonorée. » Je trouve cette explication très révélatrice et intéressante par son ambivalence : on met les femmes sur un piédestal, mais lorsqu’elles en tombent, lorsque ce « bijou » est « rayé », selon leurs critères, alors c’est tout un « clan » qui est entaché, et elle n’est plus digne de respect.</p>
<p>{Ces situations perdurent alors même que le mouvement #MeToo est venu libérer la parole des femmes et des filles sur les violences sexuelles et sexistes. Comment l’expliquer ?<br />
}</p>
<p>J’ai été très surprise de découvrir que beaucoup de jeunes à qui je m’adressais ne connaissaient pas le mouvement #MeToo ! Au départ, j’ai cru à une blague, mais j’ai compris que ce n’était pas le cas. Cela montre l’ampleur d’une fracture dans notre société, qu’il y a vraiment des bulles différentes, notamment sur Internet, et des informations qui ne parviennent pas auprès de certains milieux et certains territoires. #MeToo, c’est un formidable mouvement de libération de la parole, mais encore faut-il avoir la possibilité de parler et d’être écoutée. Ces filles n’ont pas eu accès à la parole publique, elles n’ont pas écrit de livre sur les violences qu’elles ont subies : c’est aussi pour ça que c’est important de leur donner la parole.</p>
<p>{Et la justice, comment gère-t-elle ces situations de harcèlement, voire d’agressions sexuelles ?<br />
}</p>
<p>Il faut rappeler que Shaïna a réagi de la meilleure manière possible en tant que victime : elle est allée porter plainte le jour même, avec sa mère. Or la police et la justice n’ont pas su la protéger, l’instruction a mis beaucoup de temps, ce que, fait assez rare, le procureur a même reconnu. Il m’a expliqué qu’on ne pouvait pas évacuer l’hypothèse selon laquelle, si le procès pour agression sexuelle avait eu lieu plus tôt, Shaïna serait encore vivante !</p>
<p>J’ai recueilli un autre témoignage. Celui d’une adolescente qui a porté plainte pour un viol commis, selon elle, par un camarade de classe dans l’infirmerie de son établissement. Eh bien, le suspect n’a toujours pas été entendu par la police, un an et demi après les faits. Le procureur lui-même reconnaît que c’est assez long, mais assure que l’enquête est en cours. Entre-temps, que s’est-il passé ? La jeune fille a dû changer de lycée parce que, elle aussi, devenait la proie de rumeurs et de dénigrement de la part de proches du suspect.</p>
<p>{Est-ce qu’il y a une rencontre en particulier qui t’a marquée ?<br />
}</p>
<p>Je me souviens d’une conversation inattendue avec une femme qui travaillait à l’accueil d’une des structures sociales de la ville. Je lui explique le sujet de mon livre, et la jeune femme enchaîne en m’expliquant qu’elle-même a été victime de ces rumeurs. Elle me dit : « Depuis l’adolescence, je suis considérée comme une « pute », parce que, un jour, un garçon, dont je n’ai pas voulu, a voulu se venger de moi. À chaque fois que je passais dans la cité, il m’insultait. Et même le jour de mon mariage, on a appelé mon fiancé pour lui dire : « « Attention, c’est une pute ! » »</p>
<p>{Après cette année d’enquête, peux-tu nous dire ce qu’est, finalement, une « fille facile » ?<br />
}</p>
<p>C’est un terme que je n’avais jamais autant entendu avant de me rendre à Creil, un terme extrêmement archaïque, que je croyais tout à fait dépassé. L’expression est d’abord profondément sexiste : on ne parle jamais de « garçon facile » ! Cela montre combien certains attendent encore des comportements différents pour chacun : la fille se doit d’être discrète, elle se doit de refuser par principe lorsqu’un garçon la drague, alors que le garçon, à l’inverse, se valorise en étant dans la conquête et en ayant des rapports sexuels. Une fille facile, c’est une fille qui ose être libre, qui ose juste avoir un petit ami, vivre sa vie normalement, s’habiller comme elle le souhaite. Mais on est qualifiée de « fille facile » aussi par vengeance, si on refuse de sortir avec un garçon. Ça ne repose absolument sur rien, ce n’est qu’un outil de représailles et de contrôle. La fille facile, finalement, c’est en même temps celle que l’on convoite et celle que l’on méprise. Parce qu’au fond les garçons préfèrent quand même une « fille facile » qu’une fille qui refuserait toute avance. Mais si elles acceptent, elles sont immédiatement dévalorisées à leurs yeux. Quoi qu’elles fassent, les filles ont toujours tort.</p>
<p>Propos recueillis par Jean-Loup Adénor.</p>
<p>– Laure Daussy présentera <em>La Réputation</em> au Salon Délivrées !, le Salon des livres féministes, organisé par <em>Clara Magazine</em>. La rencontre se tiendra le dimanche 15 octobre à 13 heures, au Liberté Living-Lab (9, rue d’Alexandrie, Paris 2e). »</p>
<hr>
<div class="spip-ps">
<p>Voir aussi dans la Revue de presse le dossier <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1059">Shaïna Hansye</a> dans <a href="https://laicite-republique.org/?cat=126">606. Femmes-hommes</a> <em>(note de la rédaction CLR)</em>.</p>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>La Réputation : après l&#8217;affaire Shaïna, plongée dans la fabrique de la « pute » (Marianne, 5 oct. 23)</title>
		<link>https://laicite-republique.org/la-reputation-apres-laffaire-shaina-plongee-dans-la-fabrique-de-la-pute-marianne-5-oct-23/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Oct 2023 04:34:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Shaïna Hansye]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse (Marianne, 5 oct. 23) (Marianne, 5 oct. 23). [Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.] Laure Daussy, La Réputation, enquête sur la fabrique des filles faciles, éd. Les Echappés, 5 oct. 23, 224 p., 19,50 e. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<p class="spip-soustitre"><strong>(<i>Marianne</i>, 5 oct. 23)</strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(<i>Marianne</i>, 5 oct. 23).</p>
</div>
<div class="spip-chapo">
<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
<p><strong>Laure Daussy, <em>La Réputation, enquête sur la fabrique des filles faciles</em>, éd. <a href="https://lesechappes.com/ouvrages/la-reputation-enquete-sur-la-fabrique-des-filles-faciles/">Les Echappés</a>, 5 oct. 23, 224 p., 19,50 e.</strong></p>
</div>
<p>Lire [« [Extraits] « La Réputation »: après l&rsquo;affaire Shaïna, plongée dans la fabrique des « filles faciles » en banlieue »-&gt;https://www.marianne.net/societe/police-et-justice/extraits-la-reputation-apres-shaina-plongee-dans-la-fabrique-des-filles-faciles-en-banlieue].</p>
<hr>
<div class="spip-ps">
<p>Voir aussi dans la Revue de presse le dossier <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1059">Shaïna Hansye</a> dans <a href="https://laicite-republique.org/?cat=126">606. Femmes-hommes</a> <em>(note de la rédaction CLR)</em>.</p>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>« « A partir du moment où un homme te touche, tu deviens une fille facile », le livre-enquête à Creil de Laure Daussy » (nouvelobs.com , 2 oct. 23)</title>
		<link>https://laicite-republique.org/a-partir-du-moment-ou-un-homme-te-touche-tu-deviens-une-fille-facile-le-livre-enquete-a-creil-de-laure-daussy-nouvelobs-com-2-oct-23/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Oct 2023 10:22:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Shaïna Hansye]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse (nouvelobs.com , 2 oct. 23). (nouvelobs.com , 2 oct. 23). « Le 27 octobre 2019, le corps calciné de Shaïna, 15 ans, est découvert dans un cabanon de jardin, dans le quartier du Plateau, à Creil. » [Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<p class="spip-soustitre"><strong>(nouvelobs.com , 2 oct. 23).</strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(nouvelobs.com , 2 oct. 23). « Le 27 octobre 2019, le corps calciné de Shaïna, 15 ans, est découvert dans un cabanon de jardin, dans le quartier du Plateau, à Creil. »</p>
</div>
<div class="spip-chapo">
<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
<p><strong>Laure Daussy, <em>La Réputation, enquête sur la fabrique des filles faciles</em>, éd. <a href="https://lesechappes.com/ouvrages/la-reputation-enquete-sur-la-fabrique-des-filles-faciles/">Les Echappés</a>, 5 oct. 23, 224 p., 19,50 e.</strong></p>
<p>« Shaïna, une adolescente de Creil, a été violée, puis assassinée à l’âge de 15 ans. Dans un livre choc, « la Réputation, enquête sur la fabrique des filles faciles », la journaliste Laure Daussy raconte les discriminations sexuelles systémiques dont sont victimes les jeunes filles de Creil, dans l’Oise. »</p>
</div>
<p>Lire <a href="https://www.nouvelobs.com/societe/20231002.OBS78921/a-partir-du-moment-ou-un-homme-te-touche-tu-deviens-une-fille-facile-le-livre-enquete-a-creil-de-laure-daussy.html">&quot;« A partir du moment où un homme te touche, tu deviens une fille facile », le livre-enquête à Creil de Laure Daussy&quot;</a>.</p>
<p><!-- spip-documents-joints --></p>
<hr class="spip-documents-separator" />
<div class="spip-documents-joints">
<h2>Documents joints</h2>
<ul class="spip-documents-list">
<li class="spip-document-item"><a class="spip-document-link" href="/wp-content/uploads/2023/10/reputationdaussy.png"><span class="spip-document-thumb-wrap"><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://laicite-republique.org/wp-content/uploads/2023/10/reputationdaussy-150x150.png" class="spip-document-thumb" alt="reputationdaussy.png" loading="lazy" /></span><span class="spip-document-title">reputationdaussy.png</span> <span class="spip-document-mime">image/png</span></a></li>
</ul>
</div>
<p><!-- /spip-documents-joints --></p>
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			</item>
		<item>
		<title>« À Saint-Denis, dans les vestiges du féminisme » (charliehebdo.fr , 26 juil. 23)</title>
		<link>https://laicite-republique.org/a-saint-denis-dans-les-vestiges-du-feminisme-charliehebdo-fr-26-juil-23/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 19:23:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Archéologues harcelées à Saint-Denis (juillet 23)]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse (charliehebdo.fr , 26 juil. 23). « Porter une jupe ou une robe, même quand il fait chaud, c’est impensable dans cette ville. » [Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.] « Des femmes archéologues ont été victimes [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(charliehebdo.fr , 26 juil. 23). « Porter une jupe ou une robe, même quand il fait chaud, c’est impensable dans cette ville. »</p>
</div>
<div class="spip-chapo">
<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
<p>« Des femmes archéologues ont été victimes de harcèlement sexiste à Saint-Denis. Tandis que la mairie, qui refuse un «Saint-Denis Bashing», minimise le problème, les associations féministes, elles, gardent le silence.</p>
<p>Coline Renault</p>
</div>
<p>Lire <a href="https://charliehebdo.fr/2023/07/societe/saint-denis-dans-les-vestiges-du-feminisme/?uid=Nzk0MDI4">&quot;À Saint-Denis, dans les vestiges du féminisme&quot;</a>.</p>
<p>Tout va pour le mieux à Saint-Denis. La place Jean-Jaurès, au cœur de la ville, a été transformée en grand chantier de fouilles archéologiques qui offre aux passants un spectacle inhabituel. Ils jettent un œil derrière les barrières, où des chercheurs grattent la terre à la recherche des trésors ancestraux de la ville. Tant pis si une dizaine d’archéologues ont été harcelées, au mois de mai, alors qu’elles travaillaient sur place. Tant pis si elles ont été la cible de remarques et d’insultes à caractère sexuel, en raison des tenues d’été qu’impliquent les fortes chaleurs, et qu’on leur a répété, à cause des postures accroupies des fouilles, que le métier d’archéologue n’est pas fait pour les femmes. Tant pis si le directeur du chantier a été contraint de remplacer les barrières entourant les fouilles par des cloisons opaques pour protéger les travailleuses du regard oppressif des passants. La mairie refuse de s’adonner à un « Saint-Denis bashing », niant l’existence d’un phénomène structurel propre à la ville.</p>
<p>Oriane Filhol, l’adjointe au maire chargée des droits des femmes, dénonce des « propos racistes et islamophobes », puisque ce sont eux le problème. « Les faits sont simples et malheureusement habituels, comme partout : des femmes sont victimes de harcèlement sexuel et de propos sexistes par des hommes, a-t-elle déclaré. Dès qu’il se passe quelque chose à Saint-Denis, la fachosphère s’en empare, et explique tout par le fait que c’est un territoire qui serait islamisé. Alors que le sexisme est un problème universel. » La mairie s’est donné bonne conscience en accrochant autour du chantier quelques affiches appelant à respecter le travail des femmes archéologues. « Ayez le bon comportement », réprimande sévèrement le prospectus.</p>
<p>Les associations féministes muettes</p>
<p>Près du chantier, symboliquement coincé entre deux boutiques de vêtements islamiques, les Dionysiennes, elles aussi, affirment qu’il n’y aucun problème avec le harcèlement sexiste à Saint-Denis – d’autant que, sur la place, aucune ne porte de tenue un tant soit peu dénudée. Fatima, 19 ans, étudiante en économie, porte un tee-shirt large sur un legging sombre : « Je m’habille comme je le sens. Saint-Denis, pour les femmes, c’est plutôt <em>safe</em> », répète-t-elle à Charlie. Bon, d’accord, elle reconnaît avoir été suivie « deux ou trois fois » par des hommes errant dans les environs. « Il y a un mois, c’était juste quelques insultes de la part d’un groupe d’hommes », raconte-t-elle. Avant de minimiser l’évènement : « Mais vraiment, ce n’était pas grand chose. »</p>
<p>Un peu plus loin, surgit une trentenaire en débardeur : « Je n’ai jamais eu aucun problème. En revanche, j’évite les jupes et les shorts, surtout à la nuit tombée. Mais c’est pareil partout non ?  » La pression est tant intégrée qu’il est devenu normal de modifier sa façon de vivre, de renoncer à une jupe courte ou de vivre sans s’inquiéter. « Les abayas se font de plus en plus nombreuses, sans qu’on sache exactement si elles les portent par conviction religieuse ou pour ne pas être inquiétées », s’interroge une passante.</p>
<p>Outre la langue de bois de la mairie, le silence des associations féministes pose également question. La plupart des grands collectifs de la ville ont refusé de s’exprimer, et pas seulement auprès de <em>Charlie Hebdo</em> : aucune n’a affirmé son soutien aux archéologues harcelées. Parce que la lutte antiraciste se confond avec le combat féministe. Les associations ont organisé, en octobre dernier, la première « marche féminine antiraciste ». Selon ces militants, les collectifs nationaux ne saisissent pas la spécificité des quartiers populaires par rapport aux luttes féministes « blanches et bourgeoises », qui continueraient à les exclure.</p>
<p>On aurait bien aimé les interroger pour comprendre la spécificté de ces luttes, justement, mais aucune n’a répondu à nos sollicitations. Pour les autres, les féministes de la veille, cette scission apparaît comme insupportable. « La lutte antiraciste prévaut, quelque part, au combat féministe, regrette une militante qui prefère rester anonyme. Dire qu’il y a un problème à Saint-Denis, c’est stigmatiser la communauté musulmane. La convergence des luttes implique tout de même de faire des choix. »</p>
<p>Omerta générale</p>
<p>Une des rares qui a accepté de briser ce qu’elle appelle « la paranoïa générale » vit à Saint-Denis depuis deux décennies. Anna a soixante ans, elle a commencé à militer pour les droits des femmes dans les années 1970. Elle a vu, raconte-t-elle, la situation à Saint-Denis se détériorer et sombrer dans un inquiétant climat d’omerta. Elle évoque un harcèlement sexuel constant, les remarques qui fusent constamment de la part de groupes d’hommes. « L’espace public à Saint-Denis reste très masculin. Il y a des bandes de mecs partout ; des cafés totalement colonisés par les hommes. On a voulu lancer, il y a quelques années, une opération de reconquête de la ville pour les femmes. On s’est fait taxer de racistes, on nous a accusés de stigmatiser des communautés, c’était très violent, raconte-t-elle. Une de mes amis aime lire dans les squares : c’est devenu impossible. »</p>
<p>Jusqu’au jour où elle a elle-même été victime d’une agression sexuelle. Elle sortait d’un supermarché en robe, pourtant accompagnée de son mari. Un homme s’est approché et lui a glissé la main dans la culotte. Traumatisée, elle évoque l’épisode avec des larmes dans la voix. «  Porter une jupe ou une robe, même quand il fait chaud, c’est impensable dans cette ville. » Le pire reste toutefois qu’elle ne peut rien en dire. « Dès qu’on essaie de briser le tabou, on fait l’objet de campagne de dénigrement très violentes. Les associations féministes nous dézinguent. »</p>
<p>Après l’épisode du harcèlement des archéologues, elle a apporté son soutien à ces femmes sur les réseaux sociaux… avant de faire les frais elle-même de harcèlement en ligne. « C’est devenu impossible de s’exprimer à Saint-Denis. Dès que l’on ose protester, on fait l’objet de lynchage. » Les sorties d’Oriane Filhol, l’adjointe au maire chargée des droits des femmes, sont une preuve de plus de l’aveuglement quant à la situation à Saint-Denis. « Elle botte en touche en arguant que cela arrive partout. On impute la responsabilité au patriarcat et on ne fait rien. » Conclusion : on entoure le chantier de fouille de palissades. « Voilà comment on règle le problème : on ferme les yeux. C’est désolant », regrette la militante. Quant à ceux qui veulent bien entendre les inquiétudes d’Anna, ils lui recommandent, tout bêtement, de quitter Saint-Denis. « Est-ce comme ça qu’on règle les problèmes, en s’enfuyant ? s’indigne-t-elle. J’aime cette ville, j’ai choisi d’y habiter. Pourquoi est-ce à moi de partir ? » »</p>
<hr>
<div class="spip-ps">
<p>Voir aussi dans la Revue de presse les dossiers <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1060">Archéologues harcelées à Saint-Denis (juillet 23)</a>, <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1718">Saint-Denis</a>,<br />
les rubriques <a href="https://laicite-republique.org/?cat=126">606. Femmes-hommes</a>, <a href="https://laicite-republique.org/?cat=125">607. Voile &amp; vêtements</a>,<br />
dans les Initiatives proches <a href="https://laicite-republique.org/?p=18740">LDIF « Sohane, Shaina, Anissa et les autres » (LDIF, 21 juil. 23)</a> <em>(note de la rédaction CLR)</em>.</p>
</div>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://laicite-republique.org/a-saint-denis-dans-les-vestiges-du-feminisme-charliehebdo-fr-26-juil-23/feed/</wfw:commentRss>
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			</item>
		<item>
		<title>Saint-Denis, Toulouse&#8230; « Ni putes ni dupes » (T. Banon, Franc-tireur, 26 juil. 23)</title>
		<link>https://laicite-republique.org/saint-denis-toulouse-ni-putes-ni-dupes-t-banon-franc-tireur-26-juil-23/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 09:09:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Archéologues harcelées à Saint-Denis (juillet 23)]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse (T. Banon, Franc-tireur, 26 juil. 23). Tristane Banon, journaliste, essayiste (T. Banon, Franc-tireur, 26 juil. 23). « Le rappel à l’ordre machiste n’en finit plus d’être à hurler. » [Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.] Lire &#34;Ni [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<p class="spip-soustitre"><strong>(T. Banon, <i>Franc-tireur</i>, 26 juil. 23). Tristane Banon, journaliste, essayiste </strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(T. Banon, <i>Franc-tireur</i>, 26 juil. 23). « Le rappel à l’ordre machiste n’en finit plus d’être à hurler. »</p>
</div>
<div class="spip-chapo">
<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
</div>
<p>Lire <a href="https://www.franc-tireur.fr/ni-putes-ni-dupes">&quot;Ni putes ni dupes&quot;</a>.</p>
<hr>
<div class="spip-ps">
<p>Voir aussi dans la Revue de presse les rubriques <a href="https://laicite-republique.org/?cat=126">606. Femmes-hommes</a>, <a href="https://laicite-republique.org/?cat=125">607. Voile &amp; vêtements</a>,<br />
dans les Initiatives proches <a href="https://laicite-republique.org/?p=18740">LDIF « Sohane, Shaina, Anissa et les autres » (LDIF, 21 juil. 23)</a> <em>(note de la rédaction CLR)</em>.</p>
</div>
<p><!-- spip-documents-joints --></p>
<hr class="spip-documents-separator" />
<div class="spip-documents-joints">
<h2>Documents joints</h2>
<ul class="spip-documents-list">
<li class="spip-document-item"><a class="spip-document-link" href="/wp-content/uploads/2023/07/230726franctireurune.jpg"><span class="spip-document-thumb-wrap"><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://laicite-republique.org/wp-content/uploads/2023/07/230726franctireurune-150x150.jpg" class="spip-document-thumb" alt="230726franctireurune.jpg" loading="lazy" /></span><span class="spip-document-title">230726franctireurune.jpg</span> <span class="spip-document-mime">image/jpeg</span></a></li>
</ul>
</div>
<p><!-- /spip-documents-joints --></p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>A. Shalmani : « A Saint-Denis et Toulouse, des femmes agressées pour leur tenue… Jusqu’où ira la cécité ? » (lexpress.fr , 22 juil. 23 ; L&#8217;Express, 27 juil. 23)</title>
		<link>https://laicite-republique.org/a-shalmani-a-saint-denis-et-toulouse-des-femmes-agressees-pour-leur-tenue-jusquou-ira-la-cecite-lexpress-fr-22-juil-23-lexpress-27-juil-23/</link>
					<comments>https://laicite-republique.org/a-shalmani-a-saint-denis-et-toulouse-des-femmes-agressees-pour-leur-tenue-jusquou-ira-la-cecite-lexpress-fr-22-juil-23-lexpress-27-juil-23/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Jul 2023 13:46:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Archéologues harcelées à Saint-Denis (juillet 23)]]></category>
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					<description><![CDATA[Revue de presse (lexpress.fr , 22 juil. 23 ; L&#039;Express, 27 juil. 23). Abnousse Shalmani, écrivain et journaliste. (lexpress.fr , 22 juil. 23, L&#8217;Express, 27 juil. 23). « Il faut regarder en face une culture qui sépare brutalement hommes et femmes, crée une hiérarchie insupportable en réduisant le corps féminin à la chair, en criminalisant l’homosexualité. » [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="spip-surtitre"><strong>Revue de presse</strong></p>
<p class="spip-soustitre"><strong>(lexpress.fr , 22 juil. 23 ; <i>L&#039;Express</i>, 27 juil. 23). Abnousse Shalmani, écrivain et journaliste. </strong></p>
<div class="spip-descriptif">
<p>(lexpress.fr , 22 juil. 23, <i>L&rsquo;Express</i>, 27 juil. 23). « Il faut regarder en face une culture qui sépare brutalement hommes et femmes, crée une hiérarchie insupportable en réduisant le corps féminin à la chair, en criminalisant l’homosexualité. »</p>
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<p>[Les éléments de la Revue de presse sont sélectionnés à titre informatif et ne reflètent pas nécessairement la position du Comité Laïcité République.]</p>
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<p>Lire <a href="https://www.lexpress.fr/societe/a-saint-denis-des-archeologues-prises-a-partie-pour-leurs-debardeurs-jusquou-ira-la-cecite-T4I6PAIJQRBDZGP5IET5EHFDSU/">&quot;A Saint-Denis et Toulouse, des femmes agressées pour leur tenue… Jusqu’où ira la cécité ?&quot;</a></p>
<p>« [&#8230;] La Seine-Saint-Denis est souvent épinglée pour son communautarisme agressif. Il suffit de s’y rendre, de jour comme de nuit, pour constater qu’il est difficile d’évoluer dans les rues dévoilée ou, pis, en jupe sans recevoir des regards, voire des commentaires d’hommes ou même de femmes, qui vous font sentir que vous n’êtes pas aux normes du quartier. La proportion de femmes voilées est impressionnante. C’est un fait, mesurable par tous. Pourtant, la mairie PS de Saint-Denis a réagi en réfutant fermement tout intégrisme ou islamisme chez les passants harangueurs des épaules dénudées. Mieux : la réponse de la mairie s’est limitée à coller des affiches rappelant que le harcèlement de rue est un délit. Les affiches ont été arrachées. D’autre part, la mairie a conseillé aux archéologues de porter plainte, ce qu’aucune, bien entendu, n’a osé faire par crainte de représailles ou d’être renvoyée au racisme ou à l’islamophobie.</p>
<p>Ce qui est extraordinaire dans cette affaire, c’est, comme toujours, la cécité volontaire. En insultant ces femmes archéologues, ces quelques habitants de Seine-Saint-Denis disent qu’ils sont ici dans une zone dictée par leurs règles et coutumes. Ce qui est grave dans la réaction de la mairie, c’est d’abandonner la majorité des habitants à une minorité bruyante et agressive. Ce qui est grave, c’est de laisser une population, sous prétexte qu’elle est née ailleurs ou ici, mais d’obédience musulmane, être prise en otage par une minorité sectaire qui en imposant sa loi terrifie sa communauté et paralyse les pouvoirs publics, qui préfèrent la bonne conscience à la justice.</p>
<p>Autre décor, même terrible histoire. Dans la nuit de mardi à mercredi, dans les rues du centre-ville de Toulouse, une passante de 19 ans et son compagnon auraient été agressés par quatre mineurs qu’ils venaient de croiser, rapporte <em>La Dépêche du Midi</em>. La jeune femme aurait été sévèrement tailladée au visage par des coups de tesson de bouteille lors de l’altercation. Le motif d’un tel déchaînement de violence ? La tenue vestimentaire de la victime jugée « pas correcte » par un des agresseurs. Transportée à l’hôpital, elle a reçu une cinquantaine de points de suture et sera « sans nul doute défigurée à vie », note le quotidien régional.</p>
<p>Il est impossible de faire nation, ou même de vivre simplement en suivant les lois de la République qui vous assurent d’évoluer en liberté dans ses rues, habillées comme vous le souhaitez, d’exercer le métier que vous voulez, quand des politiques hypnotisés par l’opportunisme, obnubilés par l’inexorable montée du RN, à laquelle ils contribuent chaque jour, choisissent de nier la réalité. Comme ils l’ont niée avec une force qui confinait à la folie lors des récentes émeutes en y voyant non un séparatisme assumé, mais une révolte sociale qui les arrangeait électoralement. Misère de l’absence de repères, de la perte de colonne vertébrale politique, de la surenchère radicale sans finalité sociale.</p>
<p>L’exemple allemand</p>
<p>Pendant ce temps-là, en Allemagne, régulièrement prise en exemple pour la réussite de l’intégration des millions de réfugiés accueillis par Angela Merkel &#8211; qui ont déstabilisé l’Europe tout entière &#8211; et la démonstration que la montée de l’extrême droite n’est pas liée à l’immigration, le modèle s’effrite à vue d’œil. L’AfD grimpe à tous les étages. D’après les sondages, elle dépasse largement les Verts, et est au coude à coude avec les socialistes du SPD. L’intégration n’a jamais été une chose aisée, ni en Allemagne ni ailleurs ; aujourd’hui elle boit la tasse. A Berlin, deux piscines ont dû fermer temporairement à la suite d’incidents impliquant de jeunes baigneurs issus de l’immigration et le personnel de la piscine. Au contraire de la France, l’Allemagne ne s’est pas mis d’œillères. C’est un quotidien de gauche libérale, <em>Der Tagesspiegel</em>, qui a publié une lettre des employés de la piscine de Columbiabad où ils pointent « l’ampleur intolérable » des problèmes causés par « des jeunes issus de familles arabes, parfois tchétchènes » qui prennent pour cible les femmes et les homosexuels. L’Association allemande des maîtres-nageurs enfonce le clou en parlant de la responsabilité de « machos ayant immigré ».</p>
<p>L’Allemagne a raison de se confronter à la réalité. Il faut regarder en face une culture qui sépare brutalement hommes et femmes, crée une hiérarchie insupportable en réduisant le corps féminin à la chair, en criminalisant l’homosexualité. Vivre ensemble ne veut rien dire d’autre que vivre en suivant les mêmes règles, en jouant la même partition dans l’espace public, en acceptant de remiser ses scories culturelles d’origine incompatibles avec les démocraties libérales qui se sont battues pour obtenir la liberté et l’égalité pour tous. »</p>
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<p>Voir aussi dans la Revue de presse le dossier <a href="https://laicite-republique.org/?cat=1060">Archéologues harcelées à Saint-Denis (juillet 23)</a>,<br />
<a href="https://laicite-republique.org/?p=18745">« Une femme défigurée à coups de tesson de bouteilles » au prétexte de sa tenue vestimentaire (ladepeche.fr , 20 juil. 23)</a>,<br />
les dossiers <a href="https://laicite-republique.org/?cat=572">Femmes, rhabillez-vous !</a>, <a href="https://laicite-republique.org/?cat=566">Femmes et islam</a>,<br />
dans <a href="https://laicite-republique.org/?cat=126">606. Femmes-hommes</a> <em>(note de la rédaction CLR)</em>.</p>
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<h2>Documents joints</h2>
<ul class="spip-documents-list">
<li class="spip-document-item"><a class="spip-document-link" href="/wp-content/uploads/2023/07/230727lexpressune.jpg"><span class="spip-document-thumb-wrap"><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://laicite-republique.org/wp-content/uploads/2023/07/230727lexpressune-150x150.jpg" class="spip-document-thumb" alt="230727lexpressune.jpg" loading="lazy" /></span><span class="spip-document-title">230727lexpressune.jpg</span> <span class="spip-document-mime">image/jpeg</span></a></li>
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